Histoire de Madagascar – Royaumes malgaches.

Deuxième partie : Les Royaumes malgaches.

2. Les royaumes malgaches

du XVe au XVIIe siècle: de multiples royaumes.

Fillette de l'ethnie Antemoro.

Fillette de l’ethnie Antemoro.

 

 

Une période marquée par l’émergence de petits royaumes, pour le contrôle des terres fertiles, des cours d’eau et des voies de communications de royaumes. Continuer la lecture »

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Histoire de Madagascar – Colonisation française.

Troisième partie : La colonisation et l’indépendance.

4. La colonisation française

L’impulsion par le Général Galliéni (1896 – 1905)

Doté des pleins pouvoirs, le général Gallieni, gouverneur de 1896 à 1905, ‘’pacifie’’ d’abord l’Ile avec brutalité (près de 100 000 morts sur une population totale de 2,5 millions d’habitants) et met en place une politique de colonisation dans tous les domaines : Continuer la lecture »

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Histoire de Madagascar – Républiques malgaches.

Quatrième partie : Les Républiques malgaches.

6. La République malgache (1960…)

 

La 1ère République malgache (1960-1972)

Philibert Tsiranana

Philibert Tsiranana

Animée par Tsiranana (réélu en 1965 et en 1972 à une écrasante majorité), la 1ère République instaure un régime présidentiel modéré. Sa politique économique néo-libérale, associant initiative privée, nationale et étrangère, développement coopératif et intervention de l’Etat (sociétés d’économie mixte et d’aménagement du territoire…), permet un essor économique modéré, mais général. La politique étrangère privilégie les rapports diplomatiques et commerciaux avec l’Occident, surtout avec la France omni-présente.

A partir de 1967, l’opposition critique les avantages accordés aux côtiers au détriment des Merina et les accords de coopération de 1960 avec la France. Après la répression en avril 1971 d’une ‘’jacquerie’’ paysanne dans le sud et les grèves estudiantines et ouvrières de 1972, Tsiranana, malade, se retire et laisse le pouvoir au général Ramanantsoa.

 

La 2ème République « démocratique» (1975-1993)

Didier Ratsiraka.

Didier Ratsiraka.

La nouvelle république opte pour le socialisme, l’instauration d’un pouvoir populaire à tous les niveaux, la lutte contre l’impérialisme, la priorité aux relations avec les pays de l’Est. Mais, l’incapacité du pouvoir à mobiliser la population, la personnalisation du pouvoir, la dégradation de l’économie (revenu par habitant diminué de 25 % entre 1980 et 1987,

graves pénuries alimentaires…), la corruption et de l’insécurité suscitent en 1982 un soulèvement populaire dans tout le pays. Ensuite, une certaine libéralisation de l’économie et l’amélioration des relations avec la France ne permettent pas à Ratsiraka de redresser la situation. La montée de l’opposition et la répression (notamment le massacre d’opposants le 10 août 1991) achèvent de ternir l’image de Ratsiraka.

Les élections présidentielles de février-mars 1993 donnent une très large victoire au candidat des Forces vives Rasalama, le médecin Albert Zafy.

La 3ème République

Albert Zafy.

Albert Zafy.

La 3ème République vient avec l’élection de Zafy et l’approbation d’une nouvelle constitution.

La mise en oeuvre de la ‘’thérapie de choc’’ prônée par le F.M.I. et la Banque mondiale (désengagement de l’Etat, rigueur

budgétaire…) suscite de nouveaux mécontentements. Dépassé par ses nouvelles fonctions (6 gouvernements et 3 premiers ministres en 4ans !), Zafy est destitué en septembre 1996. En novembre 96, Ratsiraka est réélu président de la République. Son nouveau mandat est marqué par un rapprochement avec la France, la privatisation de nombreux secteurs économiques (télécommunications, banques, pétrole…), le développement de zones franches industrielles, notamment dans le textile. Les élections présidentielles de décembre 2001 sont marquées par une grave crise politique sur fond de contestation de résultats électoraux.

Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana

 

 

 

 

Marc Ravalomanana, arrivé en tête au 1er tour (46 % des voies contre 40 % à Ratsiraka), s’autoproclame président et est reconnu officiellement le 26 juin 2002. Il prône la lutte contre la corruption et le développement rapide et durable, avec – jusqu’à présent, des résultats très mitigés…

Il est réélu en 2006.

 
 
 
 

Depuis, il y a eu les évènements tragiques de 2009.

 

Andry Rajoelina

Andry Rajoelina

Actuellement, le pays est gouverné par la Haute Autorité de Transition dont le président est Andry Rajoelina.

Des élections sont prévues (en principe) pour le mois de mai 2013.

Aussi bien l’ancien président de la république malgache Marc Ravalomanana, actuellement en exil, que l’actuel président de la HAT Andry Rajoelina ont déclarés ne pas se présenter à ces élections.

Nous venons d’apprendre que les élections prévues au mois de mai, sont reportées au mois de juillet 2013… voir plus tard.

 

 

Le premier tour des élections a enfin eu lieu le 25 octobre 2013 et a vu sortir Héry Rajaonarimampianina, soutenu par le camp de l’actuel président de la Transition, Andry Rajoelina, et Robinson Jean-Louis, soutenu par Marc Ravalomanana, le président renversé par le coup d’Etat de 2009.

Ce sont donc eux qui s’affronteront lors du second tour qui est prévu le 20 décembre 2013. Mais, compte tenu de l’hostilité qui oppose les deux camps, on est en droit de se demander si le processus électoral ira à son terme. L’élection, si elle a finalement lieu, permettra-t-elle de renouer avec l’Etat de droit à Madagascar ? Quel sera le rôle de l’armée pendant la campagne ?

Un point au 14 janvier 2014 :

La CES proclamera officiellement les résultats définitifs du second tour de la présidentielle ce vendredi 17 janvier 2014.

François Rakotozafy précise que 50 requêtes pour irrégularités lui sont parvenues, six (6) requêtes pour disqualification, 27 requêtes pour annulation de voix, onze (11) requêtes pour annulation des résultats, cinq (5) requêtes pour contrôle ou comptage des voix, une requête pour suspension (fampiantonana) et trois (3) requêtes pour confrontation des résultats. Et si on a bien compris les explications, chaque juge de la CES est en charge d’un dossier.

Le Syndicat des enseignants chercheurs (Seces) a réitéré la nécessité d’une confrontation des résultats par bureau de vote pour donner du crédit aux résultats qui seront proclamés par la Cour électorale spéciale (CES). En effet, du côté de chez Magro, on multiplie les appels à ces confrontations et ils font peser des menaces croissantes sur la période d’après proclamation des résultats. Les partisans du candidat Jean Louis Robinson, tout en se défendant d’appeler à des manifestations dans la rue, refusent de reconnaître les résultats officiels qui seront publiés sans ce préalable. Elysé Razaka a revendiqué la recompte des voix des deux candidats et la confrontation des procès-verbaux car les leurs feraient état de plus de 500 000 voix de plus que ceux du candidat Hery Rajaonarimampianina.

Devant une telle situation, le Seces, dans le sillage du Pr Raymond Ranjeva, s’inquiète lui aussi et suggère sinon recommande à la CES la plus grande transparence et de la méthode afin de persuader les parties en présence et l’opinion sur la neutralité de la Cour et la crédibilité des résultats. …..

03 Janvier 2014

Hery Rajaonarimampianina a remporté l’élection présidentielle malgache selon le décompte définitif rendu public ce vendredi 3 janvier. L’ancien ministre des Finances a gagné 53,50% des voix contre 46,50% pour son adversaire Robinson Jean Louis.

 

Hery-Rajaonarimampianina

Hery-Rajaonarimampianina

Le 17 février 2014.

Les résultats définitifs des élections législatives ont donc été annoncés, le jeudi 6 février 2014 par la Cour électorale spéciale (CES). Sans surprise, ils suivent les résultats provisoires déjà établis par la Commission électorale malgache (Cenit). C’est le parti de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, le Mapar qui est en tête du nombre de députés élus, suivi par la mouvance de l’ancien président Marc Ravalomanana. Dans cette nouvelle Assemblée, ce sont les indépendants qui font leur entrée en force dans le paysage politique et la bataille des deux grandes formations pour les inclure risque d’être âpre, d’autant que c’est cette nouvelle Assemblée, via « un groupe majoritaire » aux contours flous dans les textes, qui va désigner le Premier ministre.

 

 

Source : http://www.couleursdumonde.org/
Télécharger la plaquette  PDF de Couleurs du Monde :  200906Presentation 
Source : http://www.couleursdumonde.org/ 
(Avec l'aimable autorisation de Mr Michel Arbona)

La bande horizontale rouge représente les Mérinas, l'ethnie

Le drapeau malgache

 

Tanindrazana, Fahafahana, Fahamarinana :

Armoirie et devise nationale

 

 

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Nord de Mada – Montagne d’Ambre et Ankarana.

La Baie du Courrier et Windsor Castle.

Vue générale de la Baie du Courrier.

Vue générale de la Baie du Courrier.

A l’ouest, à environ 40 km de Diego, sur le Canal du Mozambique, la baie du Courrier comprend une belle plage. Il nous faut une bonne heure en 4×4 pour nous y rendre, mais nous mettons un peu plus  que cela, car nous prenons  le temps de nous arrêter  à la saline d’Antsahampano exploitée par la Compagnie Salinière de Madagascar située dans le « cul de sac Gallois », une des baies qui constituent la baie de Diego Suarez dont la faible profondeur et l’absence de courant présente des conditions idéales pour l’extraction du sel.

En route pour la baie du Courrier, nous passons près du Windsor Castle. Visible à des kilomètres à la ronde, ce promontoire surgi du sol et culminant à 391 mètres possède en son sommet des vestiges d’un fort bâti par les anglais. La marche est rude mais vaut la peine. On a une vue à 360° sur toute la péninsule de Diego, les Baies, de la côte est à la côte ouest.

 

 

Cascade au parc de la Montagne d'Ambre.

Cascade au parc de la Montagne d’Ambre.

Parc de la Montagne d’Ambre.

Le parc de la Montagne d’Ambre est à 45 km de Diego Suarez. Nous décidons de nous y rendre pour 2 journées avec une nuitée sur place.

La forêt d’Ambre, est une  forêt primaire aux portes de Diego. En quelques kilomètres, on change de climat ! Lémuriens, cascades, lacs, espèces végétales, arbres plus que centenaires, ce parc naturel étonnant est très facile d’accès, et les guides du parc sont indispensables si on veut profiter du circuit : il y a tellement de choses à découvrir et à voir dans cette forêt immense, que seul, on passerait à côté de presque tout. Nous avons choisi de dormir au Nature Lodge, un hébergement plein de charme et au confort intéressant après cette journée de marche dans ce superbe parc. D’autant que la vue sur la Baie de Diego est magnifique.

 

Il nous faut bien ces 2 journées pour profiter des richesses végétales et animales de ce parc. Notre retour

Traversée de la petite ville de Joffreville chargée d'histoire.

Traversée de la petite ville de Joffreville chargée d’histoire.

sur Diego, en fin d’après midi, nous laisse le temps de flâner un moment dans  Joffreville, ancien lieu de villégiature, et de garnisons militaire, cette ville a été crée par le Maréchal Joffre en 1903.  C’est impressionnant de voir ces anciennes maisons coloniales pratiquement toutes à l’abandon, la vielle poste et ce qui devait être une superbe allée à 2 voies (photo), maintenant dépourvue de goudron et de pratiquement toute végétation.

 

 

 

Le lac sacré d'Antanavo et ses crocodiles.

Le lac sacré d’Antanavo et ses crocodiles.

Lac sacré d’Antanavo.

Sur notre route pour rejoindre le parc de l’Ankarana, nous faisons une halte au lac sacré d’Antanavo à environ 70 km de Diego.

Ce lac sacré est peuplé de crocodiles et son accès doit être négocié avec les autorités locales. Nous y avons accès à partir du village d’Anivorano.

La légende raconte que les crocodiles sont des réincarnations de villageois qui auraient refusé de donner à boire à un voyageur qui passait par là. Ce n’est malheureusement pas la bonne journée  pour nous; il n’y a pas de cérémonie et personne aujourd’hui autour du lac, mais nous avons tout de même la chance de pouvoir apercevoir quelques crocos qui se prélassent sur la berge. Certains samedis matins, on peut assister à une cérémonie pendant laquelle on donne à manger aux crocodiles. C’est un peu ce que nous espérions voir..!

 

 

Parc de l’Ankarana.

Les Tsingy du parc de l'Ankarana.

Les Tsingy du parc de l’Ankarana.

Nous continuons notre route en direction du sud, vers le parc de l’Ankarana qui reste l’attraction touristique N°1 de la région Nord. Sûrement un des spectacles les plus étonnants de Madagascar.

Nous nous installons au Relais de l’Ankarana, près de l’entrée Est du parc, ce qui nous permet de profiter pleinement de nos journées de visites, sans perte de temps en transfert.

Durant les 2 journées passées dans le parc, nous avons le temps de rendre visite aux fameux tsingy, concrétions calcaires surgies du sol qui justifient à eux-seul le déplacement. Concurrent sérieux de ceux de Bemaraha dans le Sud, ils n’en reste pas moins le site le plus visité du Nord de Madagascar.

Notre circuit nous fait découvrir différentes grottes des chauves souris, le lac vert, les pertes, etc… Sans compter les innombrables espèces animales, lémuriens, scorpions, chauves souris, batraciens, etc.. et végétales que notre guide sait nous dénicher tout au long de notre randonnée.

Le lac vert dans le parc de l'Ankarana

Le lac vert dans le parc de l’Ankarana.

Les guides du parc nous font également découvrir tout un pan de l’histoire des Sakalava (ethnie du Nord) à travers ce lieu magique chargé d’histoire.

Ce parc est un lieu sacré pour les Antankarana.  Hormis tous les interdits propres à tout parc (cueillette, chasse, prélèvements interdits), il est en outre fady (interdit) d’y manger du porc ou du sanglier, du voanjobory (sorte de pois chiche) et d’y faire ses besoins. Par ailleurs, l’accès des grottes est interdit « aux descendants de toute lignée ayant eu des démêlées dans l’histoire avec la communauté traditionnelle Antankarana » entendez par là les Merina (ethnie des plateaux), un peu comme si Verdun était interdite aux Allemands. L’accès des mêmes grottes est interdit aux femmes ayant leurs menstruations. Il est en outre interdit d’y avoir des rapports sexuels. Il est indispensable pour séjourner dans ce parc, de conserver en toute occasion ses chaussures de marche (montantes de préférence) à cause des scorpions.

 

A suivre : Troisième partie : Nosy Be.
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Nord de Mada – Nosy Be.

Nosy Be

Le trajet entre e parc de l’Ankarana et Ankify, l’embarcadère pour Nosy Be, n’est pas très long. Nous en profitons pour visiter quelques plantations de cacao, café, ylang-ylang ou vétiver.

La traversée pour Nosy Be prend moins d’1 heure.

 

Hell-Ville :

Mangrove et mouillage à Nosy Be.

Mangrove et mouillage à Nosy Be.

Située à l’extrême sud de Nosy Be, Hell-Ville est la capitale de Nosy Be. C’est une ville qui se développe peu à peu. Intégrée dans la mondialisation, les traces de la colonisation restent encore visibles, avec ses rues, maisons, préfectures et canons… Appelé par le même nom, le port de Nosy Be, Hell-Ville, assure les échanges avec la grande terre, tous les besoins de l’île passent par le port.

Hell-Ville est une ville touristique importante, où se trouvent plusieurs boutiques de souvenirs typiquement malgache. Le centre ville est le point de départ des taxis « collectifs », qui assurent le transport dans toute l’île.

 

 

La plage de Madirokely à Ambatoloaka.

La plage de Madirokely à Ambatoloaka.

Dzamandzar et Ambatoloaka :

L’ancienne rhumerie sucrerie de Sirama se situe à Dzamandzar qui exploitait la canne à sucre est maintenant fermée. C’est la seconde ville importante de Nosy Be, sur la côte occidentale de l’île. Une ville d’ambiance où la musique imprègne le quotidien. Une animation permanente avec ses bars et boîtes de nuit, fait le bonheur de ses habitants. Toujours accueillante, Dzamandzar est une ville touristique, le nombre d’hôtels, restaurants et bungalows se multiplie aux environs de la ville, tandis que le petit village de pécheurs d’Ambatoloaka est devenu au fil des années la station balnéaire en vue de Nosy Be a point de lui ravir la vedette.

 

 

L’Arbre Sacré Mahatsinjo :

Le gigantesque figuier banian, arbre sacré à Nosy Be.

Le gigantesque figuier banian, arbre sacré à Nosy Be.

Un détour à ne pas manquer, localisé entre Hell-Ville et le port du Cratère, accessible par voiture, moto ou vélo, l’Arbre Sacré se situe à Mahatsinjo. Une magnifique petite forêt d’où jaillit un gigantesque figuier banian, connu sous le nom d’Arbre Sacré. C’est un endroit où l’on vient pour prier. Le blanc et le rouge sont les couleurs de la royauté Sakalava. Sur place se trouve également un petit musée culturel et historique sur Nosy Be et une boutique avec des objets typiques malgache, un sentier botanique. Un guide sur place nous explique absolument tout ce que vous voulez savoir.

 

Vue sur les lacs du sommet du Mont Passot.

Vue sur les lacs du sommet du Mont Passot.

Le Mont Passot :

Situé au nord de Nosy Be à une vingtaine de kilomètres d’Hell-Ville, c’est le point le plus élevé de Nosy Be, qui culmine modestement à 329 mètres. La montagne est entourée par de superbes petits lacs bleus, sacrés. Pour y accéder, il faut prendre un chemin (possible en voiture) juste avant l’embranchement pour Ambatoloaka. La piste est très boueuse pendant la saison des pluies. Arrivée devant une barrière, il faut payer les droits d’entrée de 2 000 Ariary par personne. Encore un peu de piste, et vous voilà devant un petit chemin accessible à pied. Une fois en bas, une magnifique cascade avec son tout petit lac. La flore est luxuriante et quelques poissons habitent dans ce très joli endroit. Il y a également un lieu de prière pour les Sakalava.

 

 

 

La réserve de Lokobe :

Caméléon à la réserve de Lokobe.

Caméléon à la réserve de Lokobe.

Les 740 hectares de cette réserve regroupent la majeure partie de la végétation endémique subsistant à Nosy Be. L’endroit protège aussi les Makis Macao et les caméléons, de même qu’il abrite des sources vitales pour la faune et la flore. Nous pouvons apercevoir des boas constrictors et les 4 variétés de lémuriens. Sur les nombreuses espèces d’oiseaux recensées, nous observons le gobe-mouches du paradis de Madagascar et le petit martin-pêcheur huppé.

 

 A suivre : Quatrième partie : Îles autour de Nosy Be.

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Nord de Mada – Nosy Komba, iranja, Tanikely ….

Les îles autour de Nosy Be.

Nosy Komba :

Exposition de nappes brodées sur Nosy Komba.

Exposition de nappes brodées sur Nosy Komba.

À quelques minutes de Hell-Ville (capital de Nosy Be) se trouve Nosy Komba qui signifie l’île aux lémuriens. Il est possible de négocier la traversée avec des pécheurs locaux qui nous y emmènent en pirogue, ou des opérateurs patentés équipés de vedettes rapides beaucoup plus confortables pour le retour souvent houleux et venté. Sur la plage, les nappes brodées par les femmes du village volent au gré du vent et de nombreuses petites échoppes d’artisanats locaux nous proposent de véritables oeuvres d’art de toutes sortes.

Comme son nom l’indique, Nosy Komba abrite des lémuriens qui sont protégés par le fady local (interdit local) qui les considère comme sacré, et les tient à l’écart des chasseurs. Avec quelques bananes nous obtenons des photos originales. Une petite visite à l’intérieur des terres nous conduit à son sommet culminant à 622m.

Nosy Komba offre quelques superbes hôtels dans lesquels il fait bon passer quelques jours, au calme et profiter des superbes plages que nous offre cette superbe petite île.

 

 

Plage à Nosy Tanikely

Plage à Nosy Tanikely

Nosy Tanikely :

Située au sud de Nosy Be se trouve Nosy Tanikely qui signifie l’île de la petite terre, c’est l’île la plus visitée autour de Nosy Be. En qualité de réserve marine, c’est l’un des plus beaux sites de plongée sous-marine de la région, grâce aux coraux, tortues marines et divers poissons haut en couleur. Tanikely abrite une superbe plage de sable blanc, idéal pour pique-niquer sur cette plage. Avec un simple masque et un tuba, sans même être obligé de nager, nous avons accès aux merveilles qu’offre un massif corallien avec ses poissons multicolores. Une petite excursion dans l’île nous permet de découvrir le vieux phare qui date de 1908 duquel nous avons une superbe vue panoramique

 

 

Nosy Sakatia :

Mangrove à Nosy Be

Mangrove à Nosy Be

Au large de la côte occidentale de Nosy Be, à 5mn en pirogue, se trouve Sakatia, petite île tranquille. Sakatia abrite un superbe site de plongée. Son attrait réside surtout dans les sentiers forestiers, où nous avons le plaisir de découvrir des orchidées sauvages, chauves-souris, caméléons et autres espèces de faune et de flore.

 

 

 

Nosy Iranja, 2 îlots reliés par une mince bande de sable.

Nosy Iranja, 2 îlots reliés par une mince bande de sable.

Nosy Iranja :

La splendide Nosy Iranja, l’île aux tortues se situe au sud-ouest de Nosy Be, au delà de la baie des Russes, à une grosse heure de navigation en vedette rapide. Il existe, pour environ 500€ pour un couple, la possibilité de faire ce transfert en avion. En réalité Nosy Iranja se compose de deux îles, reliées par un banc de sable blanc, la deuxième île (habitée) est accessible à marée basse et abrite un hôtel quatre étoiles implanté sur son jardin tropical de 13 hectares. Nosy Iranja est vraiment un des meilleurs spot de plongée sur Madagascar.

 

 

 

Nosy Mitsio  :

Pirogue de pêcheurs au large de Nosy Be.

Pirogue de pêcheurs au large de Nosy Be.

A 55 km au nord-est de Nosy Be, Mitsio regroupe un archipel très diversifié, composé par de petites îles magnifiques. Les éclats de sable blanc de Nosy Tsarabajina, une impressionnante formation de basalte de Nosy Antaly nous font découvrir les secrets de Mitsio. Ce sont toutefois les fonds sous-marins qui remportent la palme et font le bonheur des plongeurs. Tandis que le Grand Mitsio, la plus grande des îles, offre suffisamment d’espace pour qu’on lui consacre plusieurs jours d’exploration à pied.

 

 
Pour des croisières au plus près des habitants, la pirogue traditionnelle et le boutre sont des options judicieuses.

Pour des croisières au plus près des habitants, la pirogue traditionnelle et le boutre sont des options judicieuses.

Croisières.

Nosy Be est une île entourée de nombreuses îles. La meilleure façon de découvrir et de profiter de toutes ces richesses, reste sans conteste la croisière. La croisière en catamaran ou monocoque moderne qui nous offre tout le confort à bord et nous permet de nous restaurer et dormir confortablement à bord ou bien la croisière en pirogue ou en boutre traditionnels qui nous permettent d’approcher au plus près la vie des pécheurs locaux car la plupart des repas et toutes les nuits se font en bivouac, quelquefois dans les villages, amis souvent sur la plage. Dans tous les cas, nous dégustons les produits de notre pêche et, pour les plongeurs, ils découvrent tous les jours de nouveaux spots de plongée tous plus merveilleux les un que les autres.

 

 

Sur l'île de Nosy Komba.

Sur l’île de Nosy Komba.

 

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Histoire de chambre – Réparation.

Bon samaritain.

Je commençais à envisager toutes les possibilités, même les plus invraisemblables, lorsqu’un malgache d’une bonne trentaine d’année s’arrête près de moi avec sa vieille mobylette chinoise.

- « Bonjour Vazaha, la moto est en panne ? »

Réparation d'une chambre à air en brousse.

Mon « bon samaritain » à l’œuvre.

- « Ben oui, tu vois, j’ai la valve qui est coupée et je n’ai pas de chambre de rechange, je ne sais vraiment pas comment faire… je n’ai que quelques rustines et de la colle.. »

Il se penche sur la roue de la moto, réfléchis longuement en silence et me regarde en hochant la tête et me dit :

- « As tu une pompe ? »

A ma réponse négative, il me demande de l’attendre ici, qu’il va revenir avec le matériel…!

Une demi heure plus tard, nous le voyons revenir sur sa vieille mobylette chinoise accompagné de sa fillette, et surtout d’une superbe pompe à pied.!

 

Le "contrôle qualité" en brousse.

Le « contrôle qualité » en brousse.

Sans un mot, il se met à démonter le pneu puis ôter la chambre de la jante. A la vue de la triste mine que faisait la valve, je me demandais bien comment il allait s’y prendre pour rafistoler tout cela avec les quelques malheureuses rustines que je viens de lui donner.

Sentant bien qu’il n’apprécie pas trop que je le regarde travailler, je m’écarte un peu et le laisse opérer. Nous en profitons pour nous désaltérer.

Il ne lui a pas fallu plus d’un quart d’heure pour me présenter la chambre gonflée afin que j’aille vérifier dans une petite flaque d’eau si sa réparation fuyait ou non. A ma grande surprise, sa réparation est totalement étanche..!

Je lui donne un coup de main pour tout remonter, lui demande combien il veut pour ce dépannage, ses prétentions sont vraiment modestes, je décide de lui donner le double, ce qui nous vaut un grand sourire de reconnaissance.  En fait, nous avions tous un très grand sourire de reconnaissance, nous ne savions pas qui de nous devait le plus à l’autre…

La roue n'a plus qu'à être remontée... et c'est reparti.

La roue n’a plus qu’à être remontée… et c’est reparti.

C’est ça Madagascar en brousse..!

 

Miandrivazo – Morondava

Nous remontons sur notre moto et reprenons notre route non sans une légère inquiétude quand à la longévité de la réparation. En effet, je n’ai jamais vu réparer une valve de chambre à air de roue de moto, et je reste dubitatif sur la possibilité de le faire. Toujours  est il que la moto roule, et que j’ai les yeux plus souvent fixés sur mon pneu avant que sur la piste.

Les enfants adorent poser pour des photos comme ici à l'allée des baobabs.

Les enfants adorent poser pour des photos comme ici à l’allée des baobabs.

Bien entendu, nous avons considérablement réduit la cadence jusqu’à Malaimbandy, village ou nous retrouvons le goudron. A ce stade, il ne nous reste « plus que » 160 km à parcourir. Je me pose toujours la question à savoir si la réparation va tenir jusque là..!

Nous n’avons mis que 2h30 pour rejoindre Morondava sur cette route parsemée de « nids d’autruche » qui sont beaucoup plus facile à éviter en moto qu’en voiture.

Finalement, c’est le câble d’embrayage qui nous lâche gentiment devant le bar restaurant l’Oasis, chez Jean le Rasta. Et devant une bonne THB (bière locale), je me promet que la première chose à faire demain matin, est d’acheter une chambre neuve…!

 

Coucher de soleil à Morondava.

Coucher de soleil à Morondava.

Épilogue

Pour la petite histoire, j’ai réparé le câble d’embrayage avec un câble de frein de vélo et un domino électrique. J’ai acheté une chambre à air neuve (chinoise, mais….bon !!) et, les jours passant, le soleil, la mer, les langoustes, les caïpirina, je n’ai pas eu le courage de changer la chambre à air, et nous sommes repartis comme cela pour le voyage de retour vers Tana, soit un peu plus de 700 km…!

Ce n’est qu’à Tana, 2 jours après notre retour que j’ai fait changer cette chambre à air… qui commençait tout de même à fuir un peu…!

 

Sur la plage de Morondava.

Sur la plage de Morondava.

 

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Lémuriens – Espèces représentatives.

60 types de lémuriens à Madagascar.

Il serait fastidieux de tous vous les présenter ici, je vais simplement rester sur les plus représentatif, ceux que l’on observe le plus souvent en visitant les grands parcs nationaux de Madagascar.

 

Le lémur catta.

Maki Catta

Maki Catta, certainement le plus connu.

C’est le joli petit lémurien connu de tous, avec  queue rayée de noir et blanc.

Il se nourrit surtout de fruits et de feuilles, mais aussi . de fleurs, d’herbes, d’écorces, de sèves, d’araignées, d’insectes, de petits caméléons et de petits oiseaux.

Il vit dans les forêts humides avec des températures pouvant varier entre – 7 °C et 48 °C selon les endroits.

Son corps mesure 39 à 46 cm. Sa queue est plus longue que son corps et atteint 65 cm au maximum.        Il pèse entre 2,3 et 3,5 kg.

Vous avez toutes les chances de le rencontrer dans le parc de l’Andringitra dans la forêt sacrée au pied du Tsaronoro et aux abords du Camp Catta, ainsi que dans le parc villageois d’Anjà.

 

Propithèque de Verreaux

Propithèque de Verreaux qui se déplace sur ses pattes arrières.

Le propithèque de Verreaux

 Celui aussi est très connu, car il a été une des vedettes mises en scène par Patrick Bouchitey, celui qui se déplace sur ses pattes de derrière en faisant de grands bonds avec ses pattes de devant levées, sa longue queue lui servant à maintenir son équilibre. Il vit également dans les forêts sèches du sud et de l’ouest de Mada.

Son corps mesure 42 à 45 cm, et sa queue 56 à 60 cm.

Le poids moyen du mâle est de 3,6 kg, contre 3,4 kg pour la femelle.

Il se déplace d’arbres en arbres par de grands bonds qui peuvent faire 9-10 m de long.

Il se nourrit  de fruits, fleurs et feuilles. Il pousse en très grande variétés de cris.

Il est menacé . par la régression et la fragmentation de son habitat à cause des activités humaines.

 

Le aye-aye

Le Aye-aye avec ses grandes oreilles.

Le Aye-aye avec ses grandes oreilles.

Le aye-aye est un lémurien unique en son genre. En effet il possède des incisives semblables à celles des rongeurs qui poussent constamment, des oreilles ressemblant à celles des chauves-souris capables de tourner sur elles-mêmes, et une queue semblable à celle des écureuils. Son pelage est brun à brun foncé, mais son visage est de couleur claire, avec néanmoins le contour des yeux qui est brun. Il possède des pattes noires avec un doigt central osseux, semblable à un rameau mort qui lui sert à déloger larves et insectes qui se cachent dans l’écorce des arbres.

Il se nourrit de divers fruits, de nectar, de graines et de champignons.

Son corps mesure 30 à 37 cm, et sa queue 44 à 53 cm.

Son poids moyen est de 2,5 kg.

Il vit dans des forêts tropicales humides, situées généralement à une altitude supérieure à 700 m. Aujourd’hui, l’aye-aye est gravement menacé par la destruction de son habitat et par la chasse. Dans certaines zones les gens croient qu’ils portent malheur et n’hésitent pas à le tuer s’ils le rencontrent.

 

Lépilémurs fulvus dans la réserve privé du Vakona à Andasibe.

Lépilémurs fulvus dans la réserve privé du Vakona à Andasibe.

Lépilémur

Ce sont des lémuriens nocturnes, plutôt solitaires, avec des territoires restreints (moins de 50 ares) autour de leurs abris. Leur taille, souvent petite, varie d’une espèce à l’autre.

Ils pèsent environ 900 grammes.

Ils se nourrissent généralement de fruits et de feuilles. Il existerait plus d’une vingtaine d’espèces de lépilémur.

Au cours de la journée, on peut souvent les apercevoir endormis dans leurs trous dans les arbres. Ils sont plutôt actifs et bruyants la nuit.

 

L’indri

L’indri est le plus gros des lémuriens vivants. Il possède un pelage noir et blanc : son ventre, ses cuisses et ses membres sont blancs, alors que son dos, sa tête et l’extrémité de ses membres sont noirs. De plus, le fait qu’il ne possède une queue très réduite le distingue des autres lémuriens. Ses membres sont assez longs.

Il pousse un cri caractéristique assez sinistre qui l’a rendu célèbre.

Il mesure 64 à 72 cm, mais sa queue, très réduite, mesure seulement 2-3 cm.

Il peut peser jusqu’à 13 kg.

Il vit dans des forêts tropicales humides de Mada.

Il est menacé par la destruction et la fragmentation de son habitat. Il est protégé dans la réserve de Périnet.

 

Le microcèbe pygmée

L'adorable microcèbe pas plus gros qu'une souris.

L’adorable microcèbe pas plus gros qu’une souris.

Les microcèbes pygmées sont de minuscules primates très répandus à Madagascar.

Du genre Microcebus qui compte au moins 19 espèces.

Ils sont les plus petits ou presque des lémuriens au monde : Ils mesurent 12 cm sans la queue, qui elle mesure 15 cm. Ils pèsent au maximum 90 grammes.

Ce sont des animaux nocturnes qui se nourrissent d’insectes, de petits vertébrés, de fruits, et de fleurs.

Ils sont connus pour leur chant semblable à un pépiement et leur activité frénétique.

Le microcèbe pygmée (Microcebus myoxinus) est probablement le plus petit des primates au monde. Il est étudié en vue de possibles traitements contre la maladie d’Alzheimer.

 

Enfant malgache et son lémurien apprivoisé.

Enfant malgache et son lémurien apprivoisé.

 

 

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Route du Sud – RN7 au Sud de Fianarantsoa.

Ambalavao et le papier Antemoro.

Zébus - Plateau de l'Horombe

Les troupeaux de zébus remontent du plateau de l’Horombe

La prochaine bourgade intéressante sur cette route, est sans conteste Ambalavao dans laquelle se trouve l’atelier de fabrique du papier Antemoro (que l’on peut visiter),  fabriqué à partir de la fibre de l’avoha, un héritage et un savoir faire jalousement gardé, laissés par les Arabes. C’est aussi de ce village que l’on peut accéder à une partie du parc national de l’Andringitra.

 
 
 
 
Les circuits de la réserve d'Anja serpentent dans la forêt entre les énormes blocs de granit.

Les circuits de la réserve d’Anja serpentent dans la forêt entre les énormes blocs de granit.

Le Parc Villageois d’Anja.

A une quinzaine de kilomètres plus loin, le superbe petit parc villageois d’Anjà se visite en deux heures environ. Vous apprendrez comment ce parc récemment créé par un rassemblement de villages a sauvé ce biotope et fait vivre plus confortablement les habitants de ceux ci.

Le parc se visite en 1heure environ, mais le grand circuit plus sportif dure 2heures environ. Il est également possible, avec les guides locaux, de gravir les énormes blocs de granit qui l’entourent afin d’avoir une superbe vue à 360°.

 

Le parc national de l’Andringitra.

Le majestueux Tsaronoro domine la vallée dans le massif de l'Andringitra.

Le majestueux Tsaronoro domine la vallée dans le massif de l’Andringitra.

Une petite incursion dans le superbe parc national de l’Andringitra, le massif montagneux le plus « alpin » de Mada. Vous y entrez par la vallée du Tsaronoro sur une vraie piste d’une vingtaine de kilomètres (4×4 obligatoire) .

Spot de grimpe mondialement connu, vous y croiserez des grimpeurs, bien sur, mais aussi des parapentistes, des base-jumpers, mais surtout des randonneurs installés dans ce massif pour plusieurs jours.

Vous pouvez faire l’ascension du sommet le plus haut du parc : le Pic Boby 2658m. Les randonnées de quelques heures accessibles à tous sont également possibles.

 
L'aspect ruiniforme du parc de l'Isalo au coucher du soleil.

L’aspect ruiniforme du parc de l’Isalo au coucher du soleil.

Le parc national de l’Isalo

Déjà, depuis Ambalavao, les paysages ont complètement changés. Les gros blocs de granit sont omniprésents. Mais, en continuant votre « descente » vers la mer, vous arrivez à Ranohira, la porte du parc national de l’Isalo.

Ce parc, est un massif montagneux constitué de grès jurassique d’environ 100 km de long et de 81 540 ha. Son aspect ruiniforme est du à l’érosion de la roche. Sa visite est quasiment incontournable. On s’y promène de canyons en vallée, de rivière en cascade et piscines naturelles. On peut y admirer plusieurs sortes de lémuriens et une végétation propre à cet endroit tantôt rupicole, tantôt typique de forêt sèche.

Les guides locaux sauront vous proposer le ou les circuit qui vous conviennent, tandis que des tour opérateurs spécialisés pourront vous emmener beaucoup plus loin, vers le massif du Makay après la traversée intégrale du parc de l’Isalo, par exemple.

 
La RN7 traverse le plateau de l'Horombe.

La RN7 traverse le plateau de l’Horombe.

Le plateau de l’Horombe.

Viennent ensuite les petites villes champignons d’Ilakaka et de Sakaraha. Vous êtes dans une région d’anciens gisements importants de saphir maintenant peu rentables. vous continuez sur le plateau de l’Horombé, ou la route est droite à perte de vue.  C’est une région qui a été invertie depuis longtemps par les éleveurs Bara et leurs immenses troupeaux de zébus.

Vous apercevez les premiers baobabs et ne tardez pas à arriver à l’arboretum d’Antsokay, qui s’étend sur 40 ha, créé en 1980 par le botaniste Antoine Petignat. Sa visite est des plus instructives sur la flore locale.

 
Une plage de la station balnéaire d'Ifaty.

Une plage de la station balnéaire d’Ifaty.

Tuléar, Ifaty et Anakao.

Et vous êtes à Tuléar. Rien de bien extraordinaire à Tuléar, mais les alentours, au nord (Ifaty) et au sud (St Augustin ou Anakao) sont des spots balnéaires de tout premier ordre. Je vous en parlerais dans un autre article, car ces petits villages de pécheurs le méritent. Vous êtes en territoire Vezo

 

 

 

 

 

Le retour à Tana.

Une fois les quelques jours de repos pris au bord du lagon du canal du Mozambique, que ce soit dans la région d’Ifaty ou celle d’Anakao, il faut bien remonter à Tana.

Il serait fastidieux, à moins de disposer de plusieurs jours occupés à visiter ce que l’on n’a pas vu à la « descente », de refaire les quelques 950 km qui séparent Tuléar de Tana en voiture. Cela nécessite plus de 18h de route à répartir en 2 journées, avec une soirée étape à Fianarantsoa.

La meilleure solution, afin d’arriver à Tana en conservant le bénéfice des journées de farniente en bord de mer, reste sans conteste l’avion qui ne mettra qu’une heure et demie pour vous ramener…. Ce sera en revanche un petit peu plus onéreux. !

 

Enfants de l'ethnie Betsiléo rencontrés au bord de la RN7.

Enfants de l’ethnie Betsiléo rencontrés au bord de la RN7.

 

 

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Aventure sur la RN7 – Panne sèche.

Arrêt.

Tout au long de la route, suivant les régions, on se voit proposer les produits locaux.

Petites vendeuses en bord de la RN7.

Environ 10Km avant le parc villageois d’Anja, le moteur de la moto se met à toussoter, puis à s’arrêter. Je m’interroge sur la cause de cet arrêt lorsque je réalise que l’essence n’arrive plus :   je suis obligé de passer sur la réserve, ce qui me fait poser la question du nombre de kilomètres restant : environ 8 à 10 km pour Anjà et ensuite 16 Km pour Ambalavao. Ne connaissant pas la contenance de la réserve, j’espère qu’il reste encore au moins 75 cl d’essence, car c’est à peu de chose près ce qu’il nous faudrait pour couvrir la distance restante.

 
 
 
La RN7 offre des paysages de toute beauté.

La RN7 offre des paysages de toute beauté.

Nous repartons sans trop « tirer » sur la mécanique : conduite souple et moteur coupé dans les descentes malheureusement trop peu nombreuses. Et ce qui devait arriver, ce que nous redoutions, ce qui n’aurait jamais du arriver, arriva : la panne sèche, en plein milieu de nulle part.!

Il est 16h30 à peine, il nous reste encore au mieux 1 heure de jour. Toutes les voitures, ou presque, roulant au diesel, la chance d’en trouver une qui ait un peu d’essence en secours est vraiment très très faible, la seule solution valable est de faire du stop (très difficile dans ce pays), d’aller à Ambalavao, acheter un peu d’essence, revenir, remplir le réservoir et repartir : ça doit être jouable.

 
 

Auto-stop.

La première voiture qui passe est une vieille 405 avec 2 touristes français à bord conduits par leur guide malgache. Je n’en crois pas mes yeux : elle s’arrête. Après avoir expliqué mon problème, ils acceptent gentiment de m’emmener jusqu’à la station à Ambalavao. Un gros bisou à ma chérie, je lui dis que ça se présente super bien, qu’elle m’attende à la moto, que je vais très vite revenir avec le carburant et que je la tiens informée par téléphone.

Les enfants ramènent leurs oies à la mais

Les enfants ramènent leurs oies à la maison.

En route, nous discutons du circuit que viennent de faire mes bienfaiteurs. C’est leur premier séjour à Mada et ils sont ravis de leur périple. Nous arrivons rapidement à Ambalavao. La dernière petite montée qui permet d’entrer en ville est malheureusement fatale au pauvre moteur de la vieille 405 qui répand son huile sur la chaussée et s’immobilise immédiatement. Cela ne fait pas l’affaire des touristes qui avaient prévu de dormir à Fianarantsoa, et ça ne fait pas non plus mon affaire, car la station service est bien à l’entrée d’Ambalavao…. mais en venant de Fianarantsoa, c’est à dire à la sortie en venant de ce côté…!

Comme toutes ces villes construites en bordure de route, Ambalavao est toute en longueur et il y a près de 3 kilomètre à parcourir. J’essaie bien d’arrêter quelque véhicule, je leur promet quelque billet, mais rien n’y fait, et petit à petit, le pouce levé, j’avance dans la ville que finalement je finis par traverser pour arriver à la station.

Il est déjà 17h15… et pourtant je n’ai pas traîné pour venir jusque là. Le jour commence à décliner et mon inquiétude grandit pour le retour et surtout pour ma compagne restée toute seule avec la moto. J’essaie de la joindre au téléphone pour lui expliquer où j’en suis et que je ne serais pas de retour aussi rapidement que prévu. Mais, quand c’est le jour des ennuis, c’est vraiment le jour : pas de réseau..!

 
Vieux poste essence qui fonctionnait il y a peu de temps encore.

Vieux poste essence qui fonctionnait il y a peu de temps encore.

Trouver de l’essence.

Je ne perds pas de temps, je fais remplir d’essence une bouteille d’eau, que j’ai ramassé par terre en venant, et comme je n’arrive pas a trouver un véhicule qui veut bien me faire traverser la ville, et peut être m’emmener plus loin, et suis obligé de me taper les 3 bornes du retour à pied. Je met le grand braquet pour faire le chemin en sens inverse et retrouve mon « bienfaiteur » avec sa vieille 405 : elle est garée sur le côté, et le moteur est déjà tombé… A ce rythme là, il va être dépanné avant moi.!

Il est déjà presque 18h, la nuit est complètement tombée et je m’inquiète de plus en plus pour ma compagne qui doit être terrifiée, seule dans le noir, au milieu de nulle part.

Les véhicules se font de plus en plus rare, et je sais bien maintenant que je n’ai plus aucune chance de pouvoir en arrêter un qui voudra bien m’amener jusqu’à la moto, et je me vois mal faire les 16 km à pied…!

 

A suivre : Troisième partie : Dénouement.

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