Lemurs’Park -Elemur Fulvus Fulvus

Les lémuriens du Lemurs’ Park – Eulemur Fulvus Fulvus.

 

Eulemur fulvus fulvus

Eulemur fulvus fulvus est un Lemur de taille moyenne, dont le corps est généralement en position horizontale et les déplacements s’effectuent selon un mode quadrupède.

Dans la partie orientale de son aire de répartition Eulemur fulvus fulvus peut être confondu avec Eulemur rubriventer, mais ce dernier a une coloration un peu plus rougeâtre. De même dans les forêts du Nord-Ouest on peut le distinguer d’Eulemur mongoz du fait de sa coloration uniformément brune.

Longueur totale : 84,5 à 101 cm – Tête et corps : 43 à 50 cm – Queue : 41,5 à 51 cm – Poids : 2,0 à 3,0 kg

 

Habitat

Eulemur fulvus fulvus se rencontre dans des forêts tropicales humides de moyenne altitude, ainsi que dans des forêts sèches à arbres à feuilles caduques.

La population globale d’Eulemur fulvus fulvus n’est pas connue à Madagascar, et elle doit être d’environ 20 000 individus sur l’île de Mayotte.

Dans les forêts occidentales la densité de population est voisine de 170 individus par kilomètre carré, alors que dans les forêts tropicales humides orientales elle est de seulement 40 à 60 individus par kilomètre carré.

 

 

Alimentation

Le régime alimentaire d’Eulemur fulvus fulvus est varié, il comprend des feuilles, des embryons, des fleurs et des fruits.

Dans certaines zones de l’Est les animaux peuvent se nourrir dans des plantations de fleurs, pins et eucalyptus.

 

 

Communication

 Les principales vocalisations peuvent se répartir en:

 

* Appels de contact

- Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu’ils sont léchés par un adulte.

- Appel d’enfant en bas âge: c’est un signal très typique émis par le jeune lorsqu’il s’accroche au ventre de la mère. Il s’agit d’une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de ‘oum’ faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s’occuper du jeune.

- Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d’un même groupe approchent l’un de l’autre. Il s’agit d’une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements.

- Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de ‘kiou’ résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu’il est séparé de son groupe.

 

 

* Appels de communication éloignée

- Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d’un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable.

- Signaux d’identification: il s’agit d’une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes.

- Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d’alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement simultanément par tous les individus d’un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

 

* Appels d’alarme

- Alarme douce: elle se produit lorsque l’animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n’y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle.

- Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d’excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d’excitation).

 

* Appels de contact – rejet

- Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe.

- Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l’excitation agressive.

- Appels d’aboiement: ils se produisent lorsqu’il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d’alarme.

- Appels de détresse: on les entend lorsqu’un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s’agit aussi d’un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe.

Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes.

On trouve:

- Marquages par région ano-génitale: c’est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives.

- Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent.

- Marquage avec le sommet de la tête: on l’observe surtout pendant les périodes de grande excitation.

Les signaux visuels montrent un développement assez important. Il sont une signification pour les relations du groupe et de l’extérieur, particulièrement en cas d’alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l’intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.

 

Comportement

Eulemur fulvus fulvus se rencontre généralement en groupes de 3 à 12 individus. Ces groupes renferment plusieurs mâles et femelles adultes, avec des sub-adultes, des adolescents et des jeunes en bas âge. Ces groupes ne présentent aucune hiérarchie de dominance perceptible.

Ces animaux sont actifs pendant la journée et passent pratiquement tout leur temps dans l’auvent des forêts.

On peut assez souvent noter une certaine activité après la tombée de la nuit ; cette part d’activité étant sans doute dépendante du cycle lunaire.

Les territoires semblent être sous l’influence de l’habitat ; dans les forêts sèches occidentales leur superficie serait de 7 à 8 hectares, alors que dans les forêts tropicales humides elle pourrait atteindre 20 hectares.

Les territoires sont délimités par des marquages olfactifs ; plusieurs territoires peuvent se recouper.

 

Reproduction

Les accouplements, chez Eulemur fulvus fulvus, on lieu en Mai et Juin, et après une période de gestation voisine de 120 jours les naissances surviennent en Septembre et Octobre, au début de la saison des pluies.

Habituellement il n’y a qu’un seul petit par portée. Les jeunes sont sevrés entre 4 et 5 mois et ils atteignent leur maturité sexuelle vers 18 mois.

 

Distribution

Il existe deux populations distinctes d’Eulemur fulvus fulvus, l’une située à l’Est et l’autre au Nord-Ouest de Madagascar.

A l’Est cette sous-espèce se trouve dans des forêts tropicales humides, au Nord de la rivière Mangoro. Il pourrait y avoir ici un recouvrement avec l’aire de répartition d’Eulemur fulvus albifrons et des hybridations peuvent être possibles.

Dans le Nord-Ouest cette sous-espèce se trouve dans la forêt sèche au Nord de la rivière Betsiboka, l’aire de répartition s’étendant dans les forêts humides à arbres à feuilles persistantes de la région de Sambirano.

Entre ces deux zones Eulemur fulvus fulvus peut aussi être trouvé dans la Réserve Spéciale d’Ambohitantely.

Il existerait également une population isolée dans l’île de Mayotte, dans les Comores.

Observation

Le meilleur emplacement pour observer Eulemur fulvus fulvus se situe à Ampijoroa (une partie du Parc National d’Ankarafantsika).

Un autre site favorable est constitué par les forêts tropicales humides de la Réserve Spéciale d’Analamazaotra.

Eulemur fulvus fulvus est présent dans les Parcs Nationaux d’Andringitra, d’Ankarafantsika et de Mantadia; la Réserve Naturelle Intégrale de Tsaratanana; les Réserves Spéciales d’Ambatovaky, d’Ambohitantely, d’Analamazaotra, de Bora et de Manongarivo.

 

Menace

La destruction de l’habitat typique d’Eulemur fulvus fulvus est la principale menace pesant sur cette sous-espèce. émis simultanément par tous les individus d’un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

 

 

 

*

Catégories: Alentours de Tana | Laisser un commentaire

Lemurs’Park – Hapalemur griseus griseus.

 

Les lémuriens du Lemurs’ Park -

 

 Hapalemur griseus griseus

 

Habitat

Hapalemur griseus griseus se rencontre dans des forêts tropicales humides primaires ou secondaires, dans lesquelles poussent divers types de bambous et où l’on trouve de grandes étendues de bambous géants.

Hapalemur griseus griseus se rencontre partout dans la ceinture de forêt tropicale humide, de Tolagnaro (au Sud), jusqu’aux régions de Marojejy, Soalala et de la Baie de Baly. Plus à l’Est, on peut également trouver des individus dans la Forêt de Tsiombikibo, près de Mitsinjo. Ces animaux se rencontrent du niveau de la mer jusqu’à des altitudes de 1 800 mètres, ou plus.

 

Observation

Hapalemur griseus griseus est la sous-espèce la plus répandue. Des animaux peuvent être trouvés dans des forêts, du Massif de Tsaratanana (au Nord) jusqu’à Tolagnaro (au Sud

La Réserve Spéciale d’Analamazaotra, ainsi que le Parc Naturel de Ranomafana, sont deux secteurs dans lesquels l’observation d’Hapalemur griseus griseus est assez facile. Toutefois, comme ces animaux sont très timides, cette observation reste difficile

 

 

Morphologie

Hapalemur griseus griseus est parmi les plus petits des Lemurs diurnes.

Dans les zones où il peut vivre en sympatrie avec les deux autres espèces d’Hapalemur on peut le distinguer d’Hapalemur aureus par sa plus petite taille, et d’Hapalemur simus par l’absence de touffes de poils au niveau des oreilles. 

Longueur totale : 56 à 70 cm – Tête et corps : 24 à 30 cm – Queue : 32 à 40 cm

Poids : 750 à 900 g.

Mœurs

La taille des groupes varie de trois à six individus avec au moins un couple et leur petit. Le territoire d’un groupe varie de 6 à 15 hectares, la superficie étant sans doute en relation avec la quantité de bambous présents.

La population globale d’Hapalemur griseus griseus n’est pas connue. Dans certains secteurs typiques, tels que la Réserve Spéciale d’Analamazaotra des densités de population de 47 à 62 individus par kilomètre carré ont été observées ; mais pour d’autres secteurs de la forêt primaire ces valeurs sont sans doute plus faibles.

 

Alimentation

Le régime alimentaire d’Hapalemur griseus griseus est dominé par le bambou, les feuilles basses et la moelle étant les parties consommées de préférence. Les tiges de bambou consommées ont un diamètre moyen de 0,85 cm.

A certaines périodes de l’année le bambou représente 90 % de l’alimentation. Le reste du régime se compose de feuilles de figuier, d’herbes, d’autres jeunes feuilles et de quelques baies.

 

 

 

 

 

Communication :

Parmi les vocalisations on trouve:

- Ronronnement: il est émis par les enfants en bas âge lorsqu’ils sont léchés ou caressés par la mère.

- Appel de détresse d’enfant en bas âge: ce sont des appels aigus émis par le petit séparé de sa mère, mais toujours en contact visuel avec elle.

- Oeeeec: cette vocalisation est prononcée par l’enfant en bas âge lorsque la mère revient près de lui.

- Hon: il s’agit d’un son court, semblable au grognement de la femelle adulte, émis en réponse à la vocalisation ‘Oeeeec’. Cette vocalisation est aussi prononcée par tous les membres d’un groupe pendant les périodes d’activité pour maintenir la cohésion du groupe. Cet appel peut être variable dans le rythme, la force et le lancement. On peut également l’entendre pendant le grooming social.

- Coooee: cette vocalisation est utilisée lorsque les individus sont éloignés. Elle provoque une réponse de même type ou constituée de grognements simples.

- Appel d’accouplement: il est émis par les mâles et les femelles. Il commence par un son faible, aigu et tremblant, puis se transforme en un appel rapide de basse fréquence.

- Appel doux d’alarme: il est prononcé par les membres du groupe, son intensité varie en fonction de la perturbation.

- Rou-fou: cette vocalisation est entendue pendant les alarmes de niveau modéré.

- Appel d’alarme de haute intensité: ce sont des grognements puissants, habituellement émis à l’unisson par les membres du groupe.

- Grincements de dents: ils sont émis lorsqu’un animal devient agressif ou excité, le son est très audible. Ils sont par exemple émis par la mère pour écarter les autres membres du groupe de son petit.

- Appel d’intimidation: cette vocalisation ressemble à ‘creee’, elle est émise par un individu se sentant sérieusement menacé et sert à communiquer l’agression.

- Grognements aigus: ils sont émis par les mâles adultes voulant communiquer l’agression.

On peut très souvent voir un individu regardant fixement un autre individu d’un groupe différent. Ce comportement est souvent accompagné d’un mouvement rapide de la queue, il dure de 1 à 5 minutes, la distance séparant les deux individus étant de 3 à 30 mètres. On trouve aussi trois autres comportements de communication visuelle:

- Locomotion d’exposition: un individu court rapidement, en cercles, à la frontière de la végétation.

- Chasse: un individu suit rapidement un conspécifique jusqu’à ce que ce dernier quitte le secteur; ce comportement est souvent accompagné du contrôle visuel.

- Exposition de confirmation: un individu court vers un conspécifique et s’arrête sans le toucher. Il peut en même temps exécuter des marquages olfactifs avec la queue. Ce comportement est accompagné du contrôle visuel.

 

Comportement

Bien que considéré comme une espèce diurne Hapalemur griseus griseus est parfois plus actif ver l’aube et le crépuscule. On a même pu noter des activités nocturnes. Ces animaux peuvent être actifs dans tous les niveaux de la forêt pendant la moitié de la journée.

Au cours de la nuit les individus ont tendance à préférer les arbres les plus grands pour dormir.

 

Reproduction

La femelle d’Hapalemur griseus griseus donne naissance à un unique petit par portée. Les accouplements ont lieu en Mai – Juin et les naissances ont lieu entre Octobre et Janvier, après une période de gestation de 140 jours.

Les nouveau-nés sont portés dans la bouche par la mère.

Le sevrage a lieu à l’âge de 4 mois.

 

Menace

Comme pour beaucoup d’autres Lemurs, Cryptoprocta ferox (Fosa) est un prédateur d’Hapalemur griseus griseus. Polyboroides radiatus (Le Polyboroide rayé ou Gymnogène de Madagascar  est une espèce d’oiseaux appartenant au groupe des rapaces diurnes). et Asio madagascariensis (Le hibou malgache est une espèce de rapace nocturne) peuvent également attaquer cette sous-espèce, ainsi qu’occasionnellement Sanzinia madagascariensis (est une espèce de serpent dont le nom vernaculaire français est Boa arboricole de Madagascar).

La destruction continuelle de la forêt tropicale humide est également une autre menace pesant sur Hapalemur griseus griseus.

 

A suivre :

Lémuriens du Lemurs’ Park – 3 -  Eulemur Fulvus Fulvus
 
 
 
Catégories: Alentours de Tana | Laisser un commentaire

Lemurs’ Park – Inventaire des lémuriens du park.

Les lémuriens du park -  Première partie : Inventaire.

 

Les lémuriens sont incontestablement les animaux les plus célèbres de Madagascar. On les considère comme les ancêtres des singes, plus exactement comme de lointains cousins.
La famille des lémuriens comporte 36 espèces dont la grande majorité ne se trouve que sur l’Ile Rouge.

 

A la différence de l’Afrique où les lémuriens ont disparu face à la compétition avec les autres primates, ceux de Madagascar ont pu évoluer en toute quiétude sur cette grande île éloignée. On pense que les premiers lémuriens sont arrivés à Madagascar sur des troncs flottants, à la suite de catastrophes naturelles. Ces lémuriens qui colonisèrent l’île étaient des animaux très primitifs. Ils étaient semblables aux plus petits lémuriens actuels : les Microcèbes, de la taille d’une souris.

Les lémuriens vécurent heureux jusqu'à l'arrivée de l'homme en 600 après J.C.

Les lémuriens vécurent heureux jusqu’à l’arrivée de l’homme en 600 après J.C.

Dès lors, la destruction de leur biotope et leur chasse intensive ont fait disparaître à tout jamais plusieurs espèces.

 

La façon dont certaines espèces de lémuriens prennent le soleil, bras en croix, fait penser qu’ils prient ce dernier. C’est la raison pour laquelle certaines ethnies les vénèrent et les protègent. Malheureusement le constat actuel est grave : face à la déforestation intensive, la plupart des lémuriens sont en voie de disparition. Nous vous présentons ici quelques unes des espèces qui font l’originalité de Lemurs’ Park.

 

 

Hapalemur griseus griseus

Hapalemur griseus griseus est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces.

Hapalemur griseus griseus est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces.

 

 

C’est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces. Il mesure 25-30cm sans la queue et pèse environ 800-900 grammes.

Son habitat est la forêt primaire ou secondaire où l’on trouve de grandes étendues de bambous géants.

 

 

 

Varecia variegata variegata

Le Varecia vit dans les forêts humides de l'Est de Madagascar.

Le Varecia vit dans les forêts humides de l’Est de Madagascar.

Le Varecia est le plus gros des lémuriens, après l’Indri indri encore appelé  » Babakoto  » en malgache qui lui peut atteindre un mètre. Il possède un magnifique pelage, plus long et plus touffu que celui des autres lémuriens.

 

 

 

 

 

L’Eulemur Fulvus Fulvus, appartenant à la famille des Lemuridae, du genre Eulemur, est la seule sous espèce d’Eulemur Fulvus qui ne présente pas de dimorphisme sexuel marqué.

L’Eulemur Fulvus Fulvus, appartenant à la famille des Lemuridae, du genre Eulemur, est la seule sous espèce d’Eulemur Fulvus qui ne présente pas de dimorphisme sexuel marqué.

Eulemur fulvus fulvus

 

L’Eulemur Fulvus Fulvus a un pelage court mais dense et une queue longue et légèrement touffue à son extrémité. Quant aux yeux, ils sont de couleur rouge-orange.

Il pousse des petits grognements qui le rendent facilement repérable en forêt. Ce lémurien de taille moyenne mesure entre 85 à 100cm et pèse de 2 à 3kg.

 

 

 

 

 

 

Lemur catta ou Maki

Les groupes de makis peuvent aller jusqu’à une vingtaine d’individus. Une femelle domine le groupe, ce qui est très rare chez les Primates.

Les groupes de makis peuvent aller jusqu’à une vingtaine d’individus. Une femelle domine le groupe, ce qui est très rare chez les Primates.

Emblème de Madagascar, les makis se reconnaissent aisément à leurs queues annelées de noir et de blanc. Lorsqu’ils se promènent au sol, ils la tiennent en l’air comme un point d’interrogation.

Les adultes mesurent entre 95 à 110cm y compris la queue et pèsent 2.3 à 3.5 kg. Les makis se nourrissent essentiellement de feuilles (de tamariniers surtout), de fruits mais aussi d’insectes et de petits vertébrés.

 

 

 

Eulemur mongoz

Lemur mongoz se distingue aussi beaucoup des autres Lemur de Madagascar par son rythme d’activité nocturne

Lemur mongoz se distingue aussi beaucoup des autres Lemur de Madagascar par son rythme d’activité nocturne

Cette Espèce ressemble d’assez près aux autres espèces de Lemur, mais s’en distingue par sa taille notable plus petite (longueur tête et corps : 35 cm; poids du corps : environ 2 kg) et son écologie. Bien que le museau soit blanc dans les deux sexe, il y a un dimorphisme chromatique marqué.

La fourrure est d’un gris-brun prédominant, mais plus foncé chez le mâle. Le mâle a aussi du rouge sur la tête, au sommet du cou et sur les joues. La tête de la femelle est grise avec le cou et les joues d’un blanc pur

 

 

 

 

Microcebus

 

Microcebus rufus est légèrement plus petit et plus mince que Microcebus minirus et sa couleur est plus sombre.

Microcebus rufus est légèrement plus petit et plus mince que Microcebus minirus et sa couleur est plus sombre.

Microcebus minirus et microcebus rufus, que l’on peut aussi considérer comme des sous-espèces géographiques, se ressemble beaucoup.Ce sont les plus petits lémuriens connus.

Ces animaux sont strictement nocturnes et passent la plus grande partie du jour dans des creux d’arbres ou des nids. Dès que la nuit tombe, ils courent et sautent de branche à branche et de manière très agile à la recherche de nourriture (surtout des insectes, des petits vertébrés et des fruits). Leurs cris sont très variés et sont généralement stridents

 

 

 

Propithèque – Sifaka

Le Prophithèque de Coquerel vit dans les forêts sèches caducifoliées (à feuilles non persistantes) de la partie Nord Ouest de Madagascar.

Le Prophithèque de Coquerel vit dans les forêts sèches caducifoliées (à feuilles non persistantes) de la partie Nord Ouest de Madagascar.

 

Les Propithèques, «  Sifaka  » en langue malgache, font partie des lémuriens les plus évolués. Leur museau est plus court que celui des autres lémuriens. Ce sont des animaux de grande taille, qui pèsent près de quatre kilos. Leur déplacement est radicalement différent de celui des autres espèces : ils se déplacent à la verticale par petits sauts, les bras écartés pour assurer leur équilibre. Les Sifakas ont la particularité de se mouvoir dans les arbres épineux de la forêt sèche. Ils peuvent faire des sauts de 6 mètres au travers des arbres pieuvres du Sud de Madagascar

 

 

Propithèque couronné

Comme tous les autres propithèques les couronnés ne boivent pas d’eau. Ils s’abreuvent uniquement de la sève des feuilles et du jus des fruits qu’ils consomment.

Comme tous les autres propithèques les couronnés ne boivent pas d’eau. Ils s’abreuvent uniquement de la sève des feuilles et du jus des fruits qu’ils consomment.

Les propithèques couronnés se déplacent au sol sur deux pattes par petits sauts les bras écartés pour assurer leur équilibre. Dans les arbres ils peuvent faire des sauts de plus de six mètres. Leur poids se situe entre 3,4 et 4,3 kg.

On les trouve dans les forêts sèches de la région Ouest et Centre-Ouest de Madagascar.

Ils sont diurnes et se nourrissent essentiellement de bourgeons, de feuilles, de fruits et de fleurs.

 

 

 

A suivre : Cinquième partie : Hapalemur Griseus griseus.

 

*

 

Catégories: Alentours de Tana | Laisser un commentaire

Histoire de Madagascar – Royaumes malgaches.

Deuxième partie : Les Royaumes malgaches.

2. Les royaumes malgaches

du XVe au XVIIe siècle: de multiples royaumes.

Fillette de l'ethnie Antemoro.

Fillette de l’ethnie Antemoro.

 

 

Une période marquée par l’émergence de petits royaumes, pour le contrôle des terres fertiles, des cours d’eau et des voies de communications de royaumes. Continuer la lecture »

Catégories: Généralités | Laisser un commentaire

Histoire de Madagascar – Colonisation française.

Troisième partie : La colonisation et l’indépendance.

4. La colonisation française

L’impulsion par le Général Galliéni (1896 – 1905)

Doté des pleins pouvoirs, le général Gallieni, gouverneur de 1896 à 1905, ‘’pacifie’’ d’abord l’Ile avec brutalité (près de 100 000 morts sur une population totale de 2,5 millions d’habitants) et met en place une politique de colonisation dans tous les domaines : Continuer la lecture »

Catégories: Généralités | Laisser un commentaire

Histoire de Madagascar – Républiques malgaches.

Quatrième partie : Les Républiques malgaches.

6. La République malgache (1960…)

 

La 1ère République malgache (1960-1972)

Philibert Tsiranana

Philibert Tsiranana

Animée par Tsiranana (réélu en 1965 et en 1972 à une écrasante majorité), la 1ère République instaure un régime présidentiel modéré. Sa politique économique néo-libérale, associant initiative privée, nationale et étrangère, développement coopératif et intervention de l’Etat (sociétés d’économie mixte et d’aménagement du territoire…), permet un essor économique modéré, mais général. La politique étrangère privilégie les rapports diplomatiques et commerciaux avec l’Occident, surtout avec la France omni-présente.

A partir de 1967, l’opposition critique les avantages accordés aux côtiers au détriment des Merina et les accords de coopération de 1960 avec la France. Après la répression en avril 1971 d’une ‘’jacquerie’’ paysanne dans le sud et les grèves estudiantines et ouvrières de 1972, Tsiranana, malade, se retire et laisse le pouvoir au général Ramanantsoa.

 

La 2ème République « démocratique» (1975-1993)

Didier Ratsiraka.

Didier Ratsiraka.

La nouvelle république opte pour le socialisme, l’instauration d’un pouvoir populaire à tous les niveaux, la lutte contre l’impérialisme, la priorité aux relations avec les pays de l’Est. Mais, l’incapacité du pouvoir à mobiliser la population, la personnalisation du pouvoir, la dégradation de l’économie (revenu par habitant diminué de 25 % entre 1980 et 1987,

graves pénuries alimentaires…), la corruption et de l’insécurité suscitent en 1982 un soulèvement populaire dans tout le pays. Ensuite, une certaine libéralisation de l’économie et l’amélioration des relations avec la France ne permettent pas à Ratsiraka de redresser la situation. La montée de l’opposition et la répression (notamment le massacre d’opposants le 10 août 1991) achèvent de ternir l’image de Ratsiraka.

Les élections présidentielles de février-mars 1993 donnent une très large victoire au candidat des Forces vives Rasalama, le médecin Albert Zafy.

La 3ème République

Albert Zafy.

Albert Zafy.

La 3ème République vient avec l’élection de Zafy et l’approbation d’une nouvelle constitution.

La mise en oeuvre de la ‘’thérapie de choc’’ prônée par le F.M.I. et la Banque mondiale (désengagement de l’Etat, rigueur

budgétaire…) suscite de nouveaux mécontentements. Dépassé par ses nouvelles fonctions (6 gouvernements et 3 premiers ministres en 4ans !), Zafy est destitué en septembre 1996. En novembre 96, Ratsiraka est réélu président de la République. Son nouveau mandat est marqué par un rapprochement avec la France, la privatisation de nombreux secteurs économiques (télécommunications, banques, pétrole…), le développement de zones franches industrielles, notamment dans le textile. Les élections présidentielles de décembre 2001 sont marquées par une grave crise politique sur fond de contestation de résultats électoraux.

Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana

 

 

 

 

Marc Ravalomanana, arrivé en tête au 1er tour (46 % des voies contre 40 % à Ratsiraka), s’autoproclame président et est reconnu officiellement le 26 juin 2002. Il prône la lutte contre la corruption et le développement rapide et durable, avec – jusqu’à présent, des résultats très mitigés…

Il est réélu en 2006.

 
 
 
 

Depuis, il y a eu les évènements tragiques de 2009.

 

Andry Rajoelina

Andry Rajoelina

Actuellement, le pays est gouverné par la Haute Autorité de Transition dont le président est Andry Rajoelina.

Des élections sont prévues (en principe) pour le mois de mai 2013.

Aussi bien l’ancien président de la république malgache Marc Ravalomanana, actuellement en exil, que l’actuel président de la HAT Andry Rajoelina ont déclarés ne pas se présenter à ces élections.

Nous venons d’apprendre que les élections prévues au mois de mai, sont reportées au mois de juillet 2013… voir plus tard.

 

 

Le premier tour des élections a enfin eu lieu le 25 octobre 2013 et a vu sortir Héry Rajaonarimampianina, soutenu par le camp de l’actuel président de la Transition, Andry Rajoelina, et Robinson Jean-Louis, soutenu par Marc Ravalomanana, le président renversé par le coup d’Etat de 2009.

Ce sont donc eux qui s’affronteront lors du second tour qui est prévu le 20 décembre 2013. Mais, compte tenu de l’hostilité qui oppose les deux camps, on est en droit de se demander si le processus électoral ira à son terme. L’élection, si elle a finalement lieu, permettra-t-elle de renouer avec l’Etat de droit à Madagascar ? Quel sera le rôle de l’armée pendant la campagne ?

Un point au 14 janvier 2014 :

La CES proclamera officiellement les résultats définitifs du second tour de la présidentielle ce vendredi 17 janvier 2014.

François Rakotozafy précise que 50 requêtes pour irrégularités lui sont parvenues, six (6) requêtes pour disqualification, 27 requêtes pour annulation de voix, onze (11) requêtes pour annulation des résultats, cinq (5) requêtes pour contrôle ou comptage des voix, une requête pour suspension (fampiantonana) et trois (3) requêtes pour confrontation des résultats. Et si on a bien compris les explications, chaque juge de la CES est en charge d’un dossier.

Le Syndicat des enseignants chercheurs (Seces) a réitéré la nécessité d’une confrontation des résultats par bureau de vote pour donner du crédit aux résultats qui seront proclamés par la Cour électorale spéciale (CES). En effet, du côté de chez Magro, on multiplie les appels à ces confrontations et ils font peser des menaces croissantes sur la période d’après proclamation des résultats. Les partisans du candidat Jean Louis Robinson, tout en se défendant d’appeler à des manifestations dans la rue, refusent de reconnaître les résultats officiels qui seront publiés sans ce préalable. Elysé Razaka a revendiqué la recompte des voix des deux candidats et la confrontation des procès-verbaux car les leurs feraient état de plus de 500 000 voix de plus que ceux du candidat Hery Rajaonarimampianina.

Devant une telle situation, le Seces, dans le sillage du Pr Raymond Ranjeva, s’inquiète lui aussi et suggère sinon recommande à la CES la plus grande transparence et de la méthode afin de persuader les parties en présence et l’opinion sur la neutralité de la Cour et la crédibilité des résultats. …..

03 Janvier 2014

Hery Rajaonarimampianina a remporté l’élection présidentielle malgache selon le décompte définitif rendu public ce vendredi 3 janvier. L’ancien ministre des Finances a gagné 53,50% des voix contre 46,50% pour son adversaire Robinson Jean Louis.

 

Hery-Rajaonarimampianina

Hery-Rajaonarimampianina

Le 17 février 2014.

Les résultats définitifs des élections législatives ont donc été annoncés, le jeudi 6 février 2014 par la Cour électorale spéciale (CES). Sans surprise, ils suivent les résultats provisoires déjà établis par la Commission électorale malgache (Cenit). C’est le parti de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, le Mapar qui est en tête du nombre de députés élus, suivi par la mouvance de l’ancien président Marc Ravalomanana. Dans cette nouvelle Assemblée, ce sont les indépendants qui font leur entrée en force dans le paysage politique et la bataille des deux grandes formations pour les inclure risque d’être âpre, d’autant que c’est cette nouvelle Assemblée, via « un groupe majoritaire » aux contours flous dans les textes, qui va désigner le Premier ministre.

 

 

Source : http://www.couleursdumonde.org/
Télécharger la plaquette  PDF de Couleurs du Monde :  200906Presentation 
Source : http://www.couleursdumonde.org/ 
(Avec l'aimable autorisation de Mr Michel Arbona)

La bande horizontale rouge représente les Mérinas, l'ethnie

Le drapeau malgache

 

Tanindrazana, Fahafahana, Fahamarinana :

Armoirie et devise nationale

 

 

*

 


				                            
Catégories: Généralités | Laisser un commentaire

Nord de Mada – Montagne d’Ambre et Ankarana.

La Baie du Courrier et Windsor Castle.

Vue générale de la Baie du Courrier.

Vue générale de la Baie du Courrier.

A l’ouest, à environ 40 km de Diego, sur le Canal du Mozambique, la baie du Courrier comprend une belle plage. Il nous faut une bonne heure en 4×4 pour nous y rendre, mais nous mettons un peu plus  que cela, car nous prenons  le temps de nous arrêter  à la saline d’Antsahampano exploitée par la Compagnie Salinière de Madagascar située dans le « cul de sac Gallois », une des baies qui constituent la baie de Diego Suarez dont la faible profondeur et l’absence de courant présente des conditions idéales pour l’extraction du sel.

En route pour la baie du Courrier, nous passons près du Windsor Castle. Visible à des kilomètres à la ronde, ce promontoire surgi du sol et culminant à 391 mètres possède en son sommet des vestiges d’un fort bâti par les anglais. La marche est rude mais vaut la peine. On a une vue à 360° sur toute la péninsule de Diego, les Baies, de la côte est à la côte ouest.

 

 

Cascade au parc de la Montagne d'Ambre.

Cascade au parc de la Montagne d’Ambre.

Parc de la Montagne d’Ambre.

Le parc de la Montagne d’Ambre est à 45 km de Diego Suarez. Nous décidons de nous y rendre pour 2 journées avec une nuitée sur place.

La forêt d’Ambre, est une  forêt primaire aux portes de Diego. En quelques kilomètres, on change de climat ! Lémuriens, cascades, lacs, espèces végétales, arbres plus que centenaires, ce parc naturel étonnant est très facile d’accès, et les guides du parc sont indispensables si on veut profiter du circuit : il y a tellement de choses à découvrir et à voir dans cette forêt immense, que seul, on passerait à côté de presque tout. Nous avons choisi de dormir au Nature Lodge, un hébergement plein de charme et au confort intéressant après cette journée de marche dans ce superbe parc. D’autant que la vue sur la Baie de Diego est magnifique.

 

Il nous faut bien ces 2 journées pour profiter des richesses végétales et animales de ce parc. Notre retour

Traversée de la petite ville de Joffreville chargée d'histoire.

Traversée de la petite ville de Joffreville chargée d’histoire.

sur Diego, en fin d’après midi, nous laisse le temps de flâner un moment dans  Joffreville, ancien lieu de villégiature, et de garnisons militaire, cette ville a été crée par le Maréchal Joffre en 1903.  C’est impressionnant de voir ces anciennes maisons coloniales pratiquement toutes à l’abandon, la vielle poste et ce qui devait être une superbe allée à 2 voies (photo), maintenant dépourvue de goudron et de pratiquement toute végétation.

 

 

 

Le lac sacré d'Antanavo et ses crocodiles.

Le lac sacré d’Antanavo et ses crocodiles.

Lac sacré d’Antanavo.

Sur notre route pour rejoindre le parc de l’Ankarana, nous faisons une halte au lac sacré d’Antanavo à environ 70 km de Diego.

Ce lac sacré est peuplé de crocodiles et son accès doit être négocié avec les autorités locales. Nous y avons accès à partir du village d’Anivorano.

La légende raconte que les crocodiles sont des réincarnations de villageois qui auraient refusé de donner à boire à un voyageur qui passait par là. Ce n’est malheureusement pas la bonne journée  pour nous; il n’y a pas de cérémonie et personne aujourd’hui autour du lac, mais nous avons tout de même la chance de pouvoir apercevoir quelques crocos qui se prélassent sur la berge. Certains samedis matins, on peut assister à une cérémonie pendant laquelle on donne à manger aux crocodiles. C’est un peu ce que nous espérions voir..!

 

 

Parc de l’Ankarana.

Les Tsingy du parc de l'Ankarana.

Les Tsingy du parc de l’Ankarana.

Nous continuons notre route en direction du sud, vers le parc de l’Ankarana qui reste l’attraction touristique N°1 de la région Nord. Sûrement un des spectacles les plus étonnants de Madagascar.

Nous nous installons au Relais de l’Ankarana, près de l’entrée Est du parc, ce qui nous permet de profiter pleinement de nos journées de visites, sans perte de temps en transfert.

Durant les 2 journées passées dans le parc, nous avons le temps de rendre visite aux fameux tsingy, concrétions calcaires surgies du sol qui justifient à eux-seul le déplacement. Concurrent sérieux de ceux de Bemaraha dans le Sud, ils n’en reste pas moins le site le plus visité du Nord de Madagascar.

Notre circuit nous fait découvrir différentes grottes des chauves souris, le lac vert, les pertes, etc… Sans compter les innombrables espèces animales, lémuriens, scorpions, chauves souris, batraciens, etc.. et végétales que notre guide sait nous dénicher tout au long de notre randonnée.

Le lac vert dans le parc de l'Ankarana

Le lac vert dans le parc de l’Ankarana.

Les guides du parc nous font également découvrir tout un pan de l’histoire des Sakalava (ethnie du Nord) à travers ce lieu magique chargé d’histoire.

Ce parc est un lieu sacré pour les Antankarana.  Hormis tous les interdits propres à tout parc (cueillette, chasse, prélèvements interdits), il est en outre fady (interdit) d’y manger du porc ou du sanglier, du voanjobory (sorte de pois chiche) et d’y faire ses besoins. Par ailleurs, l’accès des grottes est interdit « aux descendants de toute lignée ayant eu des démêlées dans l’histoire avec la communauté traditionnelle Antankarana » entendez par là les Merina (ethnie des plateaux), un peu comme si Verdun était interdite aux Allemands. L’accès des mêmes grottes est interdit aux femmes ayant leurs menstruations. Il est en outre interdit d’y avoir des rapports sexuels. Il est indispensable pour séjourner dans ce parc, de conserver en toute occasion ses chaussures de marche (montantes de préférence) à cause des scorpions.

 

A suivre : Troisième partie : Nosy Be.
Catégories: Itinéraires | Laisser un commentaire

Nord de Mada – Nosy Be.

Nosy Be

Le trajet entre e parc de l’Ankarana et Ankify, l’embarcadère pour Nosy Be, n’est pas très long. Nous en profitons pour visiter quelques plantations de cacao, café, ylang-ylang ou vétiver.

La traversée pour Nosy Be prend moins d’1 heure.

 

Hell-Ville :

Mangrove et mouillage à Nosy Be.

Mangrove et mouillage à Nosy Be.

Située à l’extrême sud de Nosy Be, Hell-Ville est la capitale de Nosy Be. C’est une ville qui se développe peu à peu. Intégrée dans la mondialisation, les traces de la colonisation restent encore visibles, avec ses rues, maisons, préfectures et canons… Appelé par le même nom, le port de Nosy Be, Hell-Ville, assure les échanges avec la grande terre, tous les besoins de l’île passent par le port.

Hell-Ville est une ville touristique importante, où se trouvent plusieurs boutiques de souvenirs typiquement malgache. Le centre ville est le point de départ des taxis « collectifs », qui assurent le transport dans toute l’île.

 

 

La plage de Madirokely à Ambatoloaka.

La plage de Madirokely à Ambatoloaka.

Dzamandzar et Ambatoloaka :

L’ancienne rhumerie sucrerie de Sirama se situe à Dzamandzar qui exploitait la canne à sucre est maintenant fermée. C’est la seconde ville importante de Nosy Be, sur la côte occidentale de l’île. Une ville d’ambiance où la musique imprègne le quotidien. Une animation permanente avec ses bars et boîtes de nuit, fait le bonheur de ses habitants. Toujours accueillante, Dzamandzar est une ville touristique, le nombre d’hôtels, restaurants et bungalows se multiplie aux environs de la ville, tandis que le petit village de pécheurs d’Ambatoloaka est devenu au fil des années la station balnéaire en vue de Nosy Be a point de lui ravir la vedette.

 

 

L’Arbre Sacré Mahatsinjo :

Le gigantesque figuier banian, arbre sacré à Nosy Be.

Le gigantesque figuier banian, arbre sacré à Nosy Be.

Un détour à ne pas manquer, localisé entre Hell-Ville et le port du Cratère, accessible par voiture, moto ou vélo, l’Arbre Sacré se situe à Mahatsinjo. Une magnifique petite forêt d’où jaillit un gigantesque figuier banian, connu sous le nom d’Arbre Sacré. C’est un endroit où l’on vient pour prier. Le blanc et le rouge sont les couleurs de la royauté Sakalava. Sur place se trouve également un petit musée culturel et historique sur Nosy Be et une boutique avec des objets typiques malgache, un sentier botanique. Un guide sur place nous explique absolument tout ce que vous voulez savoir.

 

Vue sur les lacs du sommet du Mont Passot.

Vue sur les lacs du sommet du Mont Passot.

Le Mont Passot :

Situé au nord de Nosy Be à une vingtaine de kilomètres d’Hell-Ville, c’est le point le plus élevé de Nosy Be, qui culmine modestement à 329 mètres. La montagne est entourée par de superbes petits lacs bleus, sacrés. Pour y accéder, il faut prendre un chemin (possible en voiture) juste avant l’embranchement pour Ambatoloaka. La piste est très boueuse pendant la saison des pluies. Arrivée devant une barrière, il faut payer les droits d’entrée de 2 000 Ariary par personne. Encore un peu de piste, et vous voilà devant un petit chemin accessible à pied. Une fois en bas, une magnifique cascade avec son tout petit lac. La flore est luxuriante et quelques poissons habitent dans ce très joli endroit. Il y a également un lieu de prière pour les Sakalava.

 

 

 

La réserve de Lokobe :

Caméléon à la réserve de Lokobe.

Caméléon à la réserve de Lokobe.

Les 740 hectares de cette réserve regroupent la majeure partie de la végétation endémique subsistant à Nosy Be. L’endroit protège aussi les Makis Macao et les caméléons, de même qu’il abrite des sources vitales pour la faune et la flore. Nous pouvons apercevoir des boas constrictors et les 4 variétés de lémuriens. Sur les nombreuses espèces d’oiseaux recensées, nous observons le gobe-mouches du paradis de Madagascar et le petit martin-pêcheur huppé.

 

 A suivre : Quatrième partie : Îles autour de Nosy Be.

Catégories: Itinéraires | Laisser un commentaire

Nord de Mada – Nosy Komba, iranja, Tanikely ….

Les îles autour de Nosy Be.

Nosy Komba :

Exposition de nappes brodées sur Nosy Komba.

Exposition de nappes brodées sur Nosy Komba.

À quelques minutes de Hell-Ville (capital de Nosy Be) se trouve Nosy Komba qui signifie l’île aux lémuriens. Il est possible de négocier la traversée avec des pécheurs locaux qui nous y emmènent en pirogue, ou des opérateurs patentés équipés de vedettes rapides beaucoup plus confortables pour le retour souvent houleux et venté. Sur la plage, les nappes brodées par les femmes du village volent au gré du vent et de nombreuses petites échoppes d’artisanats locaux nous proposent de véritables oeuvres d’art de toutes sortes.

Comme son nom l’indique, Nosy Komba abrite des lémuriens qui sont protégés par le fady local (interdit local) qui les considère comme sacré, et les tient à l’écart des chasseurs. Avec quelques bananes nous obtenons des photos originales. Une petite visite à l’intérieur des terres nous conduit à son sommet culminant à 622m.

Nosy Komba offre quelques superbes hôtels dans lesquels il fait bon passer quelques jours, au calme et profiter des superbes plages que nous offre cette superbe petite île.

 

 

Plage à Nosy Tanikely

Plage à Nosy Tanikely

Nosy Tanikely :

Située au sud de Nosy Be se trouve Nosy Tanikely qui signifie l’île de la petite terre, c’est l’île la plus visitée autour de Nosy Be. En qualité de réserve marine, c’est l’un des plus beaux sites de plongée sous-marine de la région, grâce aux coraux, tortues marines et divers poissons haut en couleur. Tanikely abrite une superbe plage de sable blanc, idéal pour pique-niquer sur cette plage. Avec un simple masque et un tuba, sans même être obligé de nager, nous avons accès aux merveilles qu’offre un massif corallien avec ses poissons multicolores. Une petite excursion dans l’île nous permet de découvrir le vieux phare qui date de 1908 duquel nous avons une superbe vue panoramique

 

 

Nosy Sakatia :

Mangrove à Nosy Be

Mangrove à Nosy Be

Au large de la côte occidentale de Nosy Be, à 5mn en pirogue, se trouve Sakatia, petite île tranquille. Sakatia abrite un superbe site de plongée. Son attrait réside surtout dans les sentiers forestiers, où nous avons le plaisir de découvrir des orchidées sauvages, chauves-souris, caméléons et autres espèces de faune et de flore.

 

 

 

Nosy Iranja, 2 îlots reliés par une mince bande de sable.

Nosy Iranja, 2 îlots reliés par une mince bande de sable.

Nosy Iranja :

La splendide Nosy Iranja, l’île aux tortues se situe au sud-ouest de Nosy Be, au delà de la baie des Russes, à une grosse heure de navigation en vedette rapide. Il existe, pour environ 500€ pour un couple, la possibilité de faire ce transfert en avion. En réalité Nosy Iranja se compose de deux îles, reliées par un banc de sable blanc, la deuxième île (habitée) est accessible à marée basse et abrite un hôtel quatre étoiles implanté sur son jardin tropical de 13 hectares. Nosy Iranja est vraiment un des meilleurs spot de plongée sur Madagascar.

 

 

 

Nosy Mitsio  :

Pirogue de pêcheurs au large de Nosy Be.

Pirogue de pêcheurs au large de Nosy Be.

A 55 km au nord-est de Nosy Be, Mitsio regroupe un archipel très diversifié, composé par de petites îles magnifiques. Les éclats de sable blanc de Nosy Tsarabajina, une impressionnante formation de basalte de Nosy Antaly nous font découvrir les secrets de Mitsio. Ce sont toutefois les fonds sous-marins qui remportent la palme et font le bonheur des plongeurs. Tandis que le Grand Mitsio, la plus grande des îles, offre suffisamment d’espace pour qu’on lui consacre plusieurs jours d’exploration à pied.

 

 
Pour des croisières au plus près des habitants, la pirogue traditionnelle et le boutre sont des options judicieuses.

Pour des croisières au plus près des habitants, la pirogue traditionnelle et le boutre sont des options judicieuses.

Croisières.

Nosy Be est une île entourée de nombreuses îles. La meilleure façon de découvrir et de profiter de toutes ces richesses, reste sans conteste la croisière. La croisière en catamaran ou monocoque moderne qui nous offre tout le confort à bord et nous permet de nous restaurer et dormir confortablement à bord ou bien la croisière en pirogue ou en boutre traditionnels qui nous permettent d’approcher au plus près la vie des pécheurs locaux car la plupart des repas et toutes les nuits se font en bivouac, quelquefois dans les villages, amis souvent sur la plage. Dans tous les cas, nous dégustons les produits de notre pêche et, pour les plongeurs, ils découvrent tous les jours de nouveaux spots de plongée tous plus merveilleux les un que les autres.

 

 

Sur l'île de Nosy Komba.

Sur l’île de Nosy Komba.

 

*

Catégories: Itinéraires | Laisser un commentaire

Histoire de chambre – Réparation.

Bon samaritain.

Je commençais à envisager toutes les possibilités, même les plus invraisemblables, lorsqu’un malgache d’une bonne trentaine d’année s’arrête près de moi avec sa vieille mobylette chinoise.

- « Bonjour Vazaha, la moto est en panne ? »

Réparation d'une chambre à air en brousse.

Mon « bon samaritain » à l’œuvre.

- « Ben oui, tu vois, j’ai la valve qui est coupée et je n’ai pas de chambre de rechange, je ne sais vraiment pas comment faire… je n’ai que quelques rustines et de la colle.. »

Il se penche sur la roue de la moto, réfléchis longuement en silence et me regarde en hochant la tête et me dit :

- « As tu une pompe ? »

A ma réponse négative, il me demande de l’attendre ici, qu’il va revenir avec le matériel…!

Une demi heure plus tard, nous le voyons revenir sur sa vieille mobylette chinoise accompagné de sa fillette, et surtout d’une superbe pompe à pied.!

 

Le "contrôle qualité" en brousse.

Le « contrôle qualité » en brousse.

Sans un mot, il se met à démonter le pneu puis ôter la chambre de la jante. A la vue de la triste mine que faisait la valve, je me demandais bien comment il allait s’y prendre pour rafistoler tout cela avec les quelques malheureuses rustines que je viens de lui donner.

Sentant bien qu’il n’apprécie pas trop que je le regarde travailler, je m’écarte un peu et le laisse opérer. Nous en profitons pour nous désaltérer.

Il ne lui a pas fallu plus d’un quart d’heure pour me présenter la chambre gonflée afin que j’aille vérifier dans une petite flaque d’eau si sa réparation fuyait ou non. A ma grande surprise, sa réparation est totalement étanche..!

Je lui donne un coup de main pour tout remonter, lui demande combien il veut pour ce dépannage, ses prétentions sont vraiment modestes, je décide de lui donner le double, ce qui nous vaut un grand sourire de reconnaissance.  En fait, nous avions tous un très grand sourire de reconnaissance, nous ne savions pas qui de nous devait le plus à l’autre…

La roue n'a plus qu'à être remontée... et c'est reparti.

La roue n’a plus qu’à être remontée… et c’est reparti.

C’est ça Madagascar en brousse..!

 

Miandrivazo – Morondava

Nous remontons sur notre moto et reprenons notre route non sans une légère inquiétude quand à la longévité de la réparation. En effet, je n’ai jamais vu réparer une valve de chambre à air de roue de moto, et je reste dubitatif sur la possibilité de le faire. Toujours  est il que la moto roule, et que j’ai les yeux plus souvent fixés sur mon pneu avant que sur la piste.

Les enfants adorent poser pour des photos comme ici à l'allée des baobabs.

Les enfants adorent poser pour des photos comme ici à l’allée des baobabs.

Bien entendu, nous avons considérablement réduit la cadence jusqu’à Malaimbandy, village ou nous retrouvons le goudron. A ce stade, il ne nous reste « plus que » 160 km à parcourir. Je me pose toujours la question à savoir si la réparation va tenir jusque là..!

Nous n’avons mis que 2h30 pour rejoindre Morondava sur cette route parsemée de « nids d’autruche » qui sont beaucoup plus facile à éviter en moto qu’en voiture.

Finalement, c’est le câble d’embrayage qui nous lâche gentiment devant le bar restaurant l’Oasis, chez Jean le Rasta. Et devant une bonne THB (bière locale), je me promet que la première chose à faire demain matin, est d’acheter une chambre neuve…!

 

Coucher de soleil à Morondava.

Coucher de soleil à Morondava.

Épilogue

Pour la petite histoire, j’ai réparé le câble d’embrayage avec un câble de frein de vélo et un domino électrique. J’ai acheté une chambre à air neuve (chinoise, mais….bon !!) et, les jours passant, le soleil, la mer, les langoustes, les caïpirina, je n’ai pas eu le courage de changer la chambre à air, et nous sommes repartis comme cela pour le voyage de retour vers Tana, soit un peu plus de 700 km…!

Ce n’est qu’à Tana, 2 jours après notre retour que j’ai fait changer cette chambre à air… qui commençait tout de même à fuir un peu…!

 

Sur la plage de Morondava.

Sur la plage de Morondava.

 

*

 

 
Catégories: Tranches de vie | Laisser un commentaire