Raid en pirogue – Tsandamba / Salary

Anakao / Morondava en pirogue – 4

 

Quatrième partie : Tsandamba / Salary
 
 
Le lagon est superbe, pas une ride sur l’eau d’un bleu magnifique. Au loin, sur la dune : Tsandamba.

Le lagon est superbe, pas une ride sur l’eau d’un bleu magnifique. Au loin, sur la dune : Tsandamba.

Le lagon est superbe, pas une ride sur l’eau d’un bleu magnifique. Nous mettons la pirogue à l’eau sachant que l’absence totale de vent va nous obliger à ramer. Julien, les yeux fixés tantôt sur le ciel, tantôt sur l’horizon me dit que le vent ne va pas tarder et qu’en plus il nous sera totalement favorable. Connaissant sa science de la mer et de la navigation acquises tout au long de ses 56 années de vie, je ne me fais pas de soucis, et c’est avec le sourire que je les aide à ramer … « mora mora ».

 

 

 

La pirogue glisse silencieusement sur l’eau claire du lagon.

La pirogue glisse silencieusement sur l’eau claire du lagon.

La pirogue glisse silencieusement sur l’eau claire du lagon dont les fonds, peu profonds, de sable blanc nous permettent d’apercevoir de temps en temps quelques petits poissons et coquillages. Pas beaucoup de gros poissons dans le lagon : ils se tiennent sur la barrière de corail et au-delà.

A peine une demi-heure que nous sommes partis et, comme l’avait prédit julien, une petite brise de sud se lève et gonfle doucement la voile, faisant avancer assez rapidement la pirogue ce qui nous permet de pouvoir ranger les pagaies.

 

Gilles à la barre s’occupe de garder le cap. Julien et moi-même sommes (presque) « confortablement » allongés sur la pirogue

Gilles à la barre s’occupe de garder le cap. Julien et moi-même sommes (presque) « confortablement » allongés sur la pirogue

Salary n’est pas très loin en distance de Tsandamba, et, avec ce joli petit vent porteur, nous ne devrions pas mettre très longtemps pour y arriver. Après en avoir discuté avec Julien, nous décidons que quel que soit l’heure de notre arrivée à Salary, nous nous y arrêtons pour la nuit.

Gilles à la barre s’occupe de garder le cap. Julien et moi-même sommes (presque) « confortablement » allongés sur la pirogue, les pagaies disposées en travers de celle-ci nous permettant de pouvoir allonger nos jambes. C’est un vrai régal que de se laisser porter ainsi sous le soleil déjà chaud dans un silence que seul le léger clapotis provoqué par le glissement de la coque de notre embarcation fendant l’eau vient troubler.

A peine plus de 2 heures après notre départ, nous accostons à Salary Sud. Une belle plage sur laquelle nous remontons la pirogue avec l’aide de pêcheurs venus nous prêter main forte.

 

 

Salary est un petit village de pêcheur également accessible par la piste uniquement en 4x4 au départ de Tuléar.

Salary est un petit village de pêcheur également accessible par la piste uniquement en 4×4 au départ de Tuléar.

 

Salary est un petit village de pêcheur également accessible par la piste uniquement en 4×4 au départ de Tuléar. Un taxi brousse la dessert relativement régulièrement. La baie sur le bord de laquelle ce village est construit est superbe et un très bel établissement hôtelier de luxe, l » « Salary Bay » s’y est implanté il y a quelques années.

 

 

 

 

Je m’installe dans un des 4 petits bungalows de « Takaliro », ce qui signifie : « regarder de travers »…. !

Je m’installe dans un des 4 petits bungalows de « Takaliro », ce qui signifie : « regarder de travers »…. !

 

 

 

Julien et Gilles ont de la famille ici et décident d’aller passer l’après-midi ainsi que la nuit chez eux. Quand à moi, je m’installe dans un des 4 petits bungalows de « Takaliro », ce qui signifie : « regarder de travers »…. !

 

 

 

 

Je discute avec quelques pêcheurs qui réparent leurs filets avec les enfants qui apprennent le métier en les regardant tout en s’amusant.

Je discute avec quelques pêcheurs qui réparent leurs filets ….

 

 

 

Je passe l’après-midi à profiter du soleil et de la plage sur laquelle je discute avec quelques pêcheurs qui réparent leurs filets avec les enfants qui apprennent le métier en les regardant tout en s’amusant.

 

...avec les enfants qui apprennent le métier en les regardant tout en s’amusant.

…avec les enfants qui apprennent le métier en les regardant tout en s’amusant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des tas de coquillages vides, de-ci de-là ....

Des tas de coquillages vides, de-ci de-là ….

 

 

 

Des tas de coquillages vides, de-ci de-là, sont visités par quelques cochons noirs en liberté sur la plage à la recherche de leur nourriture. Ils feront le bonheur de leurs propriétaires lorsqu’ils seront « à point ». !

....sont visités par quelques cochons noirs en liberté sur la plage à la recherche de leur nourriture.

….sont visités par quelques cochons noirs en liberté sur la plage à la recherche de leur nourriture.

Deux jeunes filles de Salary sont venues chanter sur les hauteurs face au lagon...

 

 

 

Cet après-midi cool m’a fait beaucoup de bien. Le repas pris avec Julien et Gilles, composé de poissons frais péchés par un cousin à eux et accompagné de l’incontournable riz termine bien cette journée. La nuit étant déjà bien noire à 19h, chacun se met au lit pour une bonne nuit.

 

 

 

 

 

Vus des hauteurs qui surplombent Salary Sud, la plage et les pirogues des pêcheurs.

Vus des hauteurs qui surplombent Salary Sud, la plage et les pirogues des pêcheurs.

 

A suivre :

Cinquième partie : Salary – Ambatomilo – Tampolové.
 
 
 
 
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Jacinthe d’eau – Comment l’erradiquer.

 

Troisième partie : Comment s’en débarrasser ?

 

Son infestation peut être contrôlée par le biais de traitements physiques, chimiques ou biologiques.

 

Bateaux bloqués par les jacinthes d'eau.

Bateaux bloqués par les jacinthes d’eau.

 

Traitements physiques.

 

On a utilisé l’Eichhornia crassipes pour sa capacité à extraire certains éléments nutritifs et métaux lourds des boues, dans des bassins de décantation de traitement des eaux usées.

La jacinthe d’eau a été utilisée expérimentalement comme engrais organique au Kenya. Cependant il y a quelques controverses comme les effets sur les sols dû au pH très alcalin.

A Madagascar, la jacinthe est régulièrement donnée à manger aux zébus.

A Madagascar, la jacinthe est régulièrement donnée à manger aux zébus.

L’utilisation de la fleur a aussi été expérimentée en alimentation animale.

En Chine, cette plante a été largement utilisée en aliment du bétail des années 1950 aux 1970, durant les grandes pénuries. Elle y avait aussi été utilisée comme engrais. Depuis la fin des années 1980, ces usages sont tombés en désuétude. Son seul usage est maintenant de nourrir les canards et de contribuer à l’épuration des eaux polluées. Aujourd’hui la jacinthe d’eau est utilisée comme principal matériau pour la confection de meubles de qualité.

 

 

 

En Birmanie, Thaïlande et au Vietnam, la plante est largement récoltée. Ses racines, bouillies et séchées, sont assemblées en cordelettes puis tressées autour d’une armature en bambou. Cet artisanat a un double avantage, il permet un ralentissement visible de l’invasion de la plante et dynamise sensiblement l’activité économique locale.

 

Arracheur Claude Gauthier.

Arracheur Claude Gauthier.

La récolte manuelle : des bateaux qui ratissent la surface de l’eau ou bien des hommes, à pied, de l’eau à mi poitrine qui coupent les racines. La jacinthe d’eau peut atteindre des densités incroyables : jusqu’à 50 kg par m² ! Une fois débarrassées de toute leur eau, les feuilles récoltées peuvent servir de fibre pour du tissu ou du papier. Elles fournissent aussi un apport non négligeable de biomasse, et en Asie du Sud on les utilise même pour nourrir le bétail. Mais cette méthode est coûteuse (il faut transporter les énormes masses de feuilles par camion), et dangereuse (attaques de crocodiles et d’hippopotames possibles suivant les régions).

 

 

 

Traitements chimiques.

 

La lutte chimique a été la première méthode utilisée. L’application d’herbicides est efficace sur des petites surfaces, mais elle est impuissante face à la prolifération excessive. De plus, le glyphosate peut être toxique, notamment pour les personnes qui s’approvisionnent en eau potable au lac.

Cependant, ces techniques de lutte sont souvent coûteuses et dangereuses pour la santé humaine et l’environnement. D’autre part, à l’instar des législations occidentales, celles des pays en voie de développement sont de plus en plus restrictives sur les substances chimiques autorisées

 

 

Traitements biologiques.

Le charançon Neochetina bruchi sur une feuille de jacinthe d’eau

Le charançon Neochetina bruchi sur une feuille de jacinthe d’eau

 

Un intérêt grandissant a été porté aux luttes alternatives parmi lesquelles la lutte biologique. Cette lutte au moyen d’insectes, de poissons et de mammifères contre la jacinthe pourrait être renforcée par l’application de mycoherbicides. Ces derniers sont en principe plus respectueux vis-à-vis de l’environnement et de la santé humaine et sembleraient constituer une alternative crédible supplémentaire pour une gestion durable de la jacinthe.

 

 

Récipients utilisés pour l'élevage d'organismes pour la lutte biologique: Neochetina spp. et Cyrtobagous salviniae.

Récipients utilisés pour l’élevage d’organismes pour la lutte biologique: Neochetina spp. et Cyrtobagous salviniae.

 

 

Plusieurs espèces d’insectes ou de champignons ont été identifiés comme prédateurs de la jacinthe d’eau. Une des plus efficaces est le charançon, un petit parasite qui fait des trous dans les feuilles de la plante. Ces dernières s’enfoncent alors dans l’eau, captent donc moins de lumière, et finissent par mourir. De plus, les larves empêchent les jacinthes de respirer en colonisant ses racines. Mais cette méthode peut prendre longtemps.

 

 

 

Les lamantins aussi appelés vaches de mer (Trichechus), sont un genre de gros mammifères herbivores, au corps fuselé, vivant en eaux littorales peu profondes, dans l'embouchure des fleuves et les marais côtiers de la zone tropicale de l'Atlantique

Les lamantins aussi appelés vaches de mer (Trichechus), sont un genre de gros mammifères herbivores, au corps fuselé, vivant en eaux littorales peu profondes, dans l’embouchure des fleuves et les marais côtiers de la zone tropicale de l’Atlantique

 

 

Le lamantin, un gros mammifère exclusivement herbivore consomme des herbes flottantes ou immergées comme les plantules et la jacinthe d’eau, il peut consommer en moyenne 50 kilogrammes de végétaux par jour. Son introduction dans les eaux envahies par la jacinthe d’eau serait une solution adéquate pour combattre la prolifération de celle-ci.

 

 

 

 

 

 

A suivre : Quatrième partie : Applications possibles.
 
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Photos : http://kamerpharmaresearch.over-blog.org/ Kamer 6   et Kamer 7

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La Vanille – Culture.

Deuxième partie : Culture du vanillier
 
Cet article est extrait du site : Karibo Mada
 
 
Le vanillier est présent en climat tropical chaud et humide, sous des latitudes comprises entre 25° nord et 25° sud

Le vanillier est présent en climat tropical chaud et humide, sous des latitudes comprises entre 25° nord et 25° sud

Conditions.

Le vanillier est présent en climat tropical chaud et humide, sous des latitudes comprises entre 25° nord et 25° sud. La température peut osciller entre 14°C et 38°C pour une moyenne annuelle aux alentours de 20°C et l’altitude ne doit pas dépasser les 1 100 mètres. Les précipitations doivent être soutenues, de l’ordre de 2 000 mm par an. Le sol doit être drainant et riche en matières organiques, l’hygrométrie importante et l’ombrage suffisant pour empêcher le rayonnement direct du soleil sur les feuilles.

 

 

 

 Le bouturage est réalisé à la fin de la saison sèche, juin-juillet, ce qui permet un bon enracinement.

Le bouturage est réalisé à la fin de la saison sèche, juin-juillet, ce qui permet un bon enracinement.

Plantation par bouturage

Le vanillier est planté par bouturage de 1 à 2 m, car la reproduction par les graines, contenues dans la gousse, est trop aléatoire et compliquée. De plus, la croissance par bouturage est facile et le plant de vanille peut être productif en seulement trois ans. Le bouturage est réalisé à la fin de la saison sèche, juin-juillet, ce qui permet un bon enracinement. On enterre une partie de la plante, l’autre sera attachée à son tuteur. Les plants seront espacés d’environ 2 à 4 m.

 

 

 

 

L’ombrage doit être suffisant pour empêcher le rayonnement direct du soleil sur les feuilles.

L’ombrage doit être suffisant pour empêcher le rayonnement direct du soleil sur les feuilles.

 

Plantation

Dans les vanilleraies de Madagascar, on utilise de petits arbres capables de supporter le poids du vanillier et d’apporter l’ombre nécessaire tout au long de sa durée de vie. Les arbres les plus souvent retrouvés comme support sont le Pignon d’Inde, le Vacoa, le Filao, le Chandelier. Dans les forêts ce sont généralement des caféiers, des bananiers et des avocatiers. On parle alors de culture extensive à l’inverse des cultures intensives sous ombrelles, au tuteur artificiel notamment en Inde.

 

 

 

 

 

 

 

Les gousses, fruit du vanillier sont cueillis lorsqu’elles sont encore vertes et inodores.

Les gousses, fruit du vanillier sont cueillis lorsqu’elles sont encore vertes et inodores.

Croissance

La croissance de la liane est très rapide, 60 cm à 1,20 m par mois lorsque les conditions climatiques lui sont favorables.
Le vanillier nécessite un support pour grimper et trouver de l’ombre. Il se hisse sur le tronc des arbres qui lui apporte l’ombre nécessaire. Cette particularité lui permet d’atteindre plus de 25 m de long et de rester à l’ombre.

 

 

 

La fécondation

La fécondation se fait à la main partout dans le monde, même dans son pays d'origine, au Mexique.

La fécondation se fait à la main partout dans le monde, même dans son pays d’origine, au Mexique.

La fécondation se fait à la main partout dans le monde, même dans son pays d’origine, au Mexique.
La fleur éclot seulement quelques heures par jour et se referme dès que la chaleur de midi arrive ou que la pluie menace. La fécondation se fait à partir de 6h00 tous les jours, de septembre à janvier. Le passage dans les vanilleraies est quotidien pendant deux à trois mois La fécondation demande donc délicatesse, patience et endurance.
Muni d’une épine (de cactus par exemple), on déchire la paroi de la fleur qui sépare les organes mâles (étamines) de l’organe femelle (stigmate). Puis on les réunit en les écrasant pour assurer la fécondation.

 

Floraison du fruit et cueillette

Après huit à neuf mois de croissance, les gousses, fruit du vanillier sont cueillis de mai à septembre lorsqu’elles sont encore vertes et inodores.

Après huit à neuf mois de croissance, les gousses, fruit du vanillier sont cueillis de mai à septembre lorsqu’elles sont encore vertes et inodores.

15 à 20 jours après la fin de la fécondation, on supprime les balais (sorte de grappe) les plus faibles et les gousses les moins belles pour ne laisser que 4 à 10 balais de 6 à 12 gousses chacun au lieu de 15 à 20 gousses par balai. Le plant de vanille comportera, après la taille, 25 à 120 gousses.
Après huit à neuf mois de croissance, les gousses, fruit du vanillier sont cueillis de mai à septembre lorsqu’elles sont encore vertes et inodores. Sinon le fruit commence à jaunir puis brunir et enfin se fendre à partir de l’extrémité florale, ce qui entraîne la dissémination des grains et donc une perte de la valeur marchande de la gousse de vanille.
Néanmoins, cet excès de maturité a l’avantage de donner un fort taux de vanilline à la gousse et d’avoir des arômes d’autant plus prononcés. Cueillies trop tôt, la teneur en vanilline sera plus faible et les gousses plus sensibles à la moisissure, même avec une préparation soignée. Il est donc très important que la cueillette se fasse au bon moment.

 

Les gousses sont triées une par une selon leur qualité et leur longueur, les plus souples et huileuses étant les plus prestigieuses.

Les gousses sont triées une par une selon leur qualité et leur longueur, les plus souples et huileuses étant les plus prestigieuses.

 

 A suivre : Quatrième partie : La Vanille Bourbon de Madagascar.
 
 
 
Sources : Karibo Mada  
 
 
 
 
 
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Voyages accessibles – Repérage.

Cela fait déjà pas mal de temps que je n’ai plus donné de nouvelles concernant les circuits pour personnes handicapées à Madagascar. Je puis vous dire que cela avance, mais « mora-mora » (doucement) : au rythme du pays.!

Lors d’un séjour à Mada  en juillet et août 2014, j’ai rencontré tous les prestataires que j’avais

Les marchés colorés se retrouvent partout sur l'Île.

Les marchés colorés se retrouvent partout sur l’Île.

contacté par Internet, et même plus. Je me suis trouvé la plupart du temps en face de personnes très désireuses de s’investir dans le projet.

Pour que ces circuits puissent fonctionner, il faut essentiellement que :

  • - Les visites soient les même que pour les clients valides.
  • - Les hébergements soient adaptés.
  • - L’agence réceptive soit formée et équipée en véhicules adaptés.

Les visites qui jalonnent ces circuits peuvent pratiquement toutes être proposées aux personnes en fauteuil. Certains sites ne nécessitant que très peu d’aménagements qui se résument le plus souvent à des petites rampes d’accès. D’autres, comme les parcs nationaux ou réserves spéciales qui se parcourent à pied, nécessiteront l’acquisition d’une ou plusieurs Joëlette. C’est l’agence réceptive qui va s’occuper de cela en essayant d’intéresser un sponsor, ce qui permettra de pouvoir également utiliser la Joëlette pour faire découvrir certains parcs à des enfants malgaches handicapés. Aux dernières nouvelles, ce projet de Joëlette avance bien car déjà un sponsor est en train d’en étudier la faisabilité.

Lémurien Sifaka dans la réserve de Nahampo.

Lémurien Sifaka dans la réserve de Nahampo.

La sélection des hébergements m’a donné beaucoup plus de fil à retordre. En effet, les dernières saisons touristiques ayant été très mauvaises, les hôteliers dont les finances sont au plus bas ne sont pas enclins ou ne peuvent tout simplement pas investir dans les aménagements nécessaires à leur établissement pour l’accueil de cette clientèle. J’ai cependant eu la chance de trouver des personnes très motivées dans presque toutes les villes étapes des circuits… Cependant, il reste encore au moins 2 sites qui ne sont pas pourvus pour l’instant et bloquent la possibilité de lancer le circuit principal.

En ce qui concerne l’agence réceptive, j’ai eu la chance de trouver par relation interposée, une agence qui officie depuis de nombreuses années à Mada, qui par ailleurs possède plusieurs hébergements hôteliers, et qui est sur la même réflexion concernant l’accueil des personnes handicapées dans ses établissements.

Par ailleurs, cette agence travaille avec une clientèle anglophone et germanique, ce qui nous permettra d’élargir notre champ d’action et de prospection.

Au départ, nous avions décidé de démarrer sur la création d’un seul circuit, certainement le plus intéressant en terme de découverte et de premier contact avec Madagascar, apparemment le moins difficile à mettre en œuvre, mais au cours de mon repérage, j’ai également prospecté sur 2 autres circuits complètement différents dans les découvertes et l’esprit et qui pourront être complémentaires au premier avec des possibilités de jumelage entre eux.

La gare routière à Ambositra avant le départ des taxi brousses.

La gare routière à Ambositra avant le départ des taxi brousses.

Ces 3 circuits sont :

  • - Un circuit classique de la RN7
  • - Un circuit plus aventureux sur l’Ouest.
  • - Un circuit très varié sur l’Est.

Je vous les développerais individuellement dans des billets spécifiques.

A venir :

- Sixième partie : Le circuit RN7

- Septième partie : Le circuit Ouest

- Huitième partie : Le circuit Est

 

 

 

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Lemurs’Park -Elemur Fulvus Fulvus

Les lémuriens du Lemurs’ Park – Eulemur Fulvus Fulvus.

 

Eulemur fulvus fulvus

Eulemur fulvus fulvus est un Lemur de taille moyenne, dont le corps est généralement en position horizontale et les déplacements s’effectuent selon un mode quadrupède.

Dans la partie orientale de son aire de répartition Eulemur fulvus fulvus peut être confondu avec Eulemur rubriventer, mais ce dernier a une coloration un peu plus rougeâtre. De même dans les forêts du Nord-Ouest on peut le distinguer d’Eulemur mongoz du fait de sa coloration uniformément brune.

Longueur totale : 84,5 à 101 cm – Tête et corps : 43 à 50 cm – Queue : 41,5 à 51 cm – Poids : 2,0 à 3,0 kg

 

Habitat

Eulemur fulvus fulvus se rencontre dans des forêts tropicales humides de moyenne altitude, ainsi que dans des forêts sèches à arbres à feuilles caduques.

La population globale d’Eulemur fulvus fulvus n’est pas connue à Madagascar, et elle doit être d’environ 20 000 individus sur l’île de Mayotte.

Dans les forêts occidentales la densité de population est voisine de 170 individus par kilomètre carré, alors que dans les forêts tropicales humides orientales elle est de seulement 40 à 60 individus par kilomètre carré.

 

 

Alimentation

Le régime alimentaire d’Eulemur fulvus fulvus est varié, il comprend des feuilles, des embryons, des fleurs et des fruits.

Dans certaines zones de l’Est les animaux peuvent se nourrir dans des plantations de fleurs, pins et eucalyptus.

 

 

Communication

 Les principales vocalisations peuvent se répartir en:

 

* Appels de contact

- Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu’ils sont léchés par un adulte.

- Appel d’enfant en bas âge: c’est un signal très typique émis par le jeune lorsqu’il s’accroche au ventre de la mère. Il s’agit d’une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de ‘oum’ faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s’occuper du jeune.

- Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d’un même groupe approchent l’un de l’autre. Il s’agit d’une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements.

- Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de ‘kiou’ résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu’il est séparé de son groupe.

 

 

* Appels de communication éloignée

- Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d’un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable.

- Signaux d’identification: il s’agit d’une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes.

- Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d’alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement simultanément par tous les individus d’un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

 

* Appels d’alarme

- Alarme douce: elle se produit lorsque l’animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n’y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle.

- Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d’excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d’excitation).

 

* Appels de contact – rejet

- Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe.

- Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l’excitation agressive.

- Appels d’aboiement: ils se produisent lorsqu’il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d’alarme.

- Appels de détresse: on les entend lorsqu’un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s’agit aussi d’un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe.

Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes.

On trouve:

- Marquages par région ano-génitale: c’est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives.

- Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent.

- Marquage avec le sommet de la tête: on l’observe surtout pendant les périodes de grande excitation.

Les signaux visuels montrent un développement assez important. Il sont une signification pour les relations du groupe et de l’extérieur, particulièrement en cas d’alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l’intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.

 

Comportement

Eulemur fulvus fulvus se rencontre généralement en groupes de 3 à 12 individus. Ces groupes renferment plusieurs mâles et femelles adultes, avec des sub-adultes, des adolescents et des jeunes en bas âge. Ces groupes ne présentent aucune hiérarchie de dominance perceptible.

Ces animaux sont actifs pendant la journée et passent pratiquement tout leur temps dans l’auvent des forêts.

On peut assez souvent noter une certaine activité après la tombée de la nuit ; cette part d’activité étant sans doute dépendante du cycle lunaire.

Les territoires semblent être sous l’influence de l’habitat ; dans les forêts sèches occidentales leur superficie serait de 7 à 8 hectares, alors que dans les forêts tropicales humides elle pourrait atteindre 20 hectares.

Les territoires sont délimités par des marquages olfactifs ; plusieurs territoires peuvent se recouper.

 

Reproduction

Les accouplements, chez Eulemur fulvus fulvus, on lieu en Mai et Juin, et après une période de gestation voisine de 120 jours les naissances surviennent en Septembre et Octobre, au début de la saison des pluies.

Habituellement il n’y a qu’un seul petit par portée. Les jeunes sont sevrés entre 4 et 5 mois et ils atteignent leur maturité sexuelle vers 18 mois.

 

Distribution

Il existe deux populations distinctes d’Eulemur fulvus fulvus, l’une située à l’Est et l’autre au Nord-Ouest de Madagascar.

A l’Est cette sous-espèce se trouve dans des forêts tropicales humides, au Nord de la rivière Mangoro. Il pourrait y avoir ici un recouvrement avec l’aire de répartition d’Eulemur fulvus albifrons et des hybridations peuvent être possibles.

Dans le Nord-Ouest cette sous-espèce se trouve dans la forêt sèche au Nord de la rivière Betsiboka, l’aire de répartition s’étendant dans les forêts humides à arbres à feuilles persistantes de la région de Sambirano.

Entre ces deux zones Eulemur fulvus fulvus peut aussi être trouvé dans la Réserve Spéciale d’Ambohitantely.

Il existerait également une population isolée dans l’île de Mayotte, dans les Comores.

Observation

Le meilleur emplacement pour observer Eulemur fulvus fulvus se situe à Ampijoroa (une partie du Parc National d’Ankarafantsika).

Un autre site favorable est constitué par les forêts tropicales humides de la Réserve Spéciale d’Analamazaotra.

Eulemur fulvus fulvus est présent dans les Parcs Nationaux d’Andringitra, d’Ankarafantsika et de Mantadia; la Réserve Naturelle Intégrale de Tsaratanana; les Réserves Spéciales d’Ambatovaky, d’Ambohitantely, d’Analamazaotra, de Bora et de Manongarivo.

 

Menace

La destruction de l’habitat typique d’Eulemur fulvus fulvus est la principale menace pesant sur cette sous-espèce. émis simultanément par tous les individus d’un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

 

 

 

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Lemurs’Park – Hapalemur griseus griseus.

 

Les lémuriens du Lemurs’ Park -

 

 Hapalemur griseus griseus

 

Habitat

Hapalemur griseus griseus se rencontre dans des forêts tropicales humides primaires ou secondaires, dans lesquelles poussent divers types de bambous et où l’on trouve de grandes étendues de bambous géants.

Hapalemur griseus griseus se rencontre partout dans la ceinture de forêt tropicale humide, de Tolagnaro (au Sud), jusqu’aux régions de Marojejy, Soalala et de la Baie de Baly. Plus à l’Est, on peut également trouver des individus dans la Forêt de Tsiombikibo, près de Mitsinjo. Ces animaux se rencontrent du niveau de la mer jusqu’à des altitudes de 1 800 mètres, ou plus.

 

Observation

Hapalemur griseus griseus est la sous-espèce la plus répandue. Des animaux peuvent être trouvés dans des forêts, du Massif de Tsaratanana (au Nord) jusqu’à Tolagnaro (au Sud

La Réserve Spéciale d’Analamazaotra, ainsi que le Parc Naturel de Ranomafana, sont deux secteurs dans lesquels l’observation d’Hapalemur griseus griseus est assez facile. Toutefois, comme ces animaux sont très timides, cette observation reste difficile

 

 

Morphologie

Hapalemur griseus griseus est parmi les plus petits des Lemurs diurnes.

Dans les zones où il peut vivre en sympatrie avec les deux autres espèces d’Hapalemur on peut le distinguer d’Hapalemur aureus par sa plus petite taille, et d’Hapalemur simus par l’absence de touffes de poils au niveau des oreilles. 

Longueur totale : 56 à 70 cm – Tête et corps : 24 à 30 cm – Queue : 32 à 40 cm

Poids : 750 à 900 g.

Mœurs

La taille des groupes varie de trois à six individus avec au moins un couple et leur petit. Le territoire d’un groupe varie de 6 à 15 hectares, la superficie étant sans doute en relation avec la quantité de bambous présents.

La population globale d’Hapalemur griseus griseus n’est pas connue. Dans certains secteurs typiques, tels que la Réserve Spéciale d’Analamazaotra des densités de population de 47 à 62 individus par kilomètre carré ont été observées ; mais pour d’autres secteurs de la forêt primaire ces valeurs sont sans doute plus faibles.

 

Alimentation

Le régime alimentaire d’Hapalemur griseus griseus est dominé par le bambou, les feuilles basses et la moelle étant les parties consommées de préférence. Les tiges de bambou consommées ont un diamètre moyen de 0,85 cm.

A certaines périodes de l’année le bambou représente 90 % de l’alimentation. Le reste du régime se compose de feuilles de figuier, d’herbes, d’autres jeunes feuilles et de quelques baies.

 

 

 

 

 

Communication :

Parmi les vocalisations on trouve:

- Ronronnement: il est émis par les enfants en bas âge lorsqu’ils sont léchés ou caressés par la mère.

- Appel de détresse d’enfant en bas âge: ce sont des appels aigus émis par le petit séparé de sa mère, mais toujours en contact visuel avec elle.

- Oeeeec: cette vocalisation est prononcée par l’enfant en bas âge lorsque la mère revient près de lui.

- Hon: il s’agit d’un son court, semblable au grognement de la femelle adulte, émis en réponse à la vocalisation ‘Oeeeec’. Cette vocalisation est aussi prononcée par tous les membres d’un groupe pendant les périodes d’activité pour maintenir la cohésion du groupe. Cet appel peut être variable dans le rythme, la force et le lancement. On peut également l’entendre pendant le grooming social.

- Coooee: cette vocalisation est utilisée lorsque les individus sont éloignés. Elle provoque une réponse de même type ou constituée de grognements simples.

- Appel d’accouplement: il est émis par les mâles et les femelles. Il commence par un son faible, aigu et tremblant, puis se transforme en un appel rapide de basse fréquence.

- Appel doux d’alarme: il est prononcé par les membres du groupe, son intensité varie en fonction de la perturbation.

- Rou-fou: cette vocalisation est entendue pendant les alarmes de niveau modéré.

- Appel d’alarme de haute intensité: ce sont des grognements puissants, habituellement émis à l’unisson par les membres du groupe.

- Grincements de dents: ils sont émis lorsqu’un animal devient agressif ou excité, le son est très audible. Ils sont par exemple émis par la mère pour écarter les autres membres du groupe de son petit.

- Appel d’intimidation: cette vocalisation ressemble à ‘creee’, elle est émise par un individu se sentant sérieusement menacé et sert à communiquer l’agression.

- Grognements aigus: ils sont émis par les mâles adultes voulant communiquer l’agression.

On peut très souvent voir un individu regardant fixement un autre individu d’un groupe différent. Ce comportement est souvent accompagné d’un mouvement rapide de la queue, il dure de 1 à 5 minutes, la distance séparant les deux individus étant de 3 à 30 mètres. On trouve aussi trois autres comportements de communication visuelle:

- Locomotion d’exposition: un individu court rapidement, en cercles, à la frontière de la végétation.

- Chasse: un individu suit rapidement un conspécifique jusqu’à ce que ce dernier quitte le secteur; ce comportement est souvent accompagné du contrôle visuel.

- Exposition de confirmation: un individu court vers un conspécifique et s’arrête sans le toucher. Il peut en même temps exécuter des marquages olfactifs avec la queue. Ce comportement est accompagné du contrôle visuel.

 

Comportement

Bien que considéré comme une espèce diurne Hapalemur griseus griseus est parfois plus actif ver l’aube et le crépuscule. On a même pu noter des activités nocturnes. Ces animaux peuvent être actifs dans tous les niveaux de la forêt pendant la moitié de la journée.

Au cours de la nuit les individus ont tendance à préférer les arbres les plus grands pour dormir.

 

Reproduction

La femelle d’Hapalemur griseus griseus donne naissance à un unique petit par portée. Les accouplements ont lieu en Mai – Juin et les naissances ont lieu entre Octobre et Janvier, après une période de gestation de 140 jours.

Les nouveau-nés sont portés dans la bouche par la mère.

Le sevrage a lieu à l’âge de 4 mois.

 

Menace

Comme pour beaucoup d’autres Lemurs, Cryptoprocta ferox (Fosa) est un prédateur d’Hapalemur griseus griseus. Polyboroides radiatus (Le Polyboroide rayé ou Gymnogène de Madagascar  est une espèce d’oiseaux appartenant au groupe des rapaces diurnes). et Asio madagascariensis (Le hibou malgache est une espèce de rapace nocturne) peuvent également attaquer cette sous-espèce, ainsi qu’occasionnellement Sanzinia madagascariensis (est une espèce de serpent dont le nom vernaculaire français est Boa arboricole de Madagascar).

La destruction continuelle de la forêt tropicale humide est également une autre menace pesant sur Hapalemur griseus griseus.

 

A suivre :

Lémuriens du Lemurs’ Park – 3 -  Eulemur Fulvus Fulvus
 
 
 
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Lemurs’ Park – Inventaire des lémuriens du park.

Les lémuriens du park -  Première partie : Inventaire.

 

Les lémuriens sont incontestablement les animaux les plus célèbres de Madagascar. On les considère comme les ancêtres des singes, plus exactement comme de lointains cousins.
La famille des lémuriens comporte 36 espèces dont la grande majorité ne se trouve que sur l’Ile Rouge.

 

A la différence de l’Afrique où les lémuriens ont disparu face à la compétition avec les autres primates, ceux de Madagascar ont pu évoluer en toute quiétude sur cette grande île éloignée. On pense que les premiers lémuriens sont arrivés à Madagascar sur des troncs flottants, à la suite de catastrophes naturelles. Ces lémuriens qui colonisèrent l’île étaient des animaux très primitifs. Ils étaient semblables aux plus petits lémuriens actuels : les Microcèbes, de la taille d’une souris.

Les lémuriens vécurent heureux jusqu'à l'arrivée de l'homme en 600 après J.C.

Les lémuriens vécurent heureux jusqu’à l’arrivée de l’homme en 600 après J.C.

Dès lors, la destruction de leur biotope et leur chasse intensive ont fait disparaître à tout jamais plusieurs espèces.

 

La façon dont certaines espèces de lémuriens prennent le soleil, bras en croix, fait penser qu’ils prient ce dernier. C’est la raison pour laquelle certaines ethnies les vénèrent et les protègent. Malheureusement le constat actuel est grave : face à la déforestation intensive, la plupart des lémuriens sont en voie de disparition. Nous vous présentons ici quelques unes des espèces qui font l’originalité de Lemurs’ Park.

 

 

Hapalemur griseus griseus

Hapalemur griseus griseus est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces.

Hapalemur griseus griseus est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces.

 

 

C’est le plus petit des lémuriens diurnes et il en existe trois espèces. Il mesure 25-30cm sans la queue et pèse environ 800-900 grammes.

Son habitat est la forêt primaire ou secondaire où l’on trouve de grandes étendues de bambous géants.

 

 

 

Varecia variegata variegata

Le Varecia vit dans les forêts humides de l'Est de Madagascar.

Le Varecia vit dans les forêts humides de l’Est de Madagascar.

Le Varecia est le plus gros des lémuriens, après l’Indri indri encore appelé  » Babakoto  » en malgache qui lui peut atteindre un mètre. Il possède un magnifique pelage, plus long et plus touffu que celui des autres lémuriens.

 

 

 

 

 

L’Eulemur Fulvus Fulvus, appartenant à la famille des Lemuridae, du genre Eulemur, est la seule sous espèce d’Eulemur Fulvus qui ne présente pas de dimorphisme sexuel marqué.

L’Eulemur Fulvus Fulvus, appartenant à la famille des Lemuridae, du genre Eulemur, est la seule sous espèce d’Eulemur Fulvus qui ne présente pas de dimorphisme sexuel marqué.

Eulemur fulvus fulvus

 

L’Eulemur Fulvus Fulvus a un pelage court mais dense et une queue longue et légèrement touffue à son extrémité. Quant aux yeux, ils sont de couleur rouge-orange.

Il pousse des petits grognements qui le rendent facilement repérable en forêt. Ce lémurien de taille moyenne mesure entre 85 à 100cm et pèse de 2 à 3kg.

 

 

 

 

 

 

Lemur catta ou Maki

Les groupes de makis peuvent aller jusqu’à une vingtaine d’individus. Une femelle domine le groupe, ce qui est très rare chez les Primates.

Les groupes de makis peuvent aller jusqu’à une vingtaine d’individus. Une femelle domine le groupe, ce qui est très rare chez les Primates.

Emblème de Madagascar, les makis se reconnaissent aisément à leurs queues annelées de noir et de blanc. Lorsqu’ils se promènent au sol, ils la tiennent en l’air comme un point d’interrogation.

Les adultes mesurent entre 95 à 110cm y compris la queue et pèsent 2.3 à 3.5 kg. Les makis se nourrissent essentiellement de feuilles (de tamariniers surtout), de fruits mais aussi d’insectes et de petits vertébrés.

 

 

 

Eulemur mongoz

Lemur mongoz se distingue aussi beaucoup des autres Lemur de Madagascar par son rythme d’activité nocturne

Lemur mongoz se distingue aussi beaucoup des autres Lemur de Madagascar par son rythme d’activité nocturne

Cette Espèce ressemble d’assez près aux autres espèces de Lemur, mais s’en distingue par sa taille notable plus petite (longueur tête et corps : 35 cm; poids du corps : environ 2 kg) et son écologie. Bien que le museau soit blanc dans les deux sexe, il y a un dimorphisme chromatique marqué.

La fourrure est d’un gris-brun prédominant, mais plus foncé chez le mâle. Le mâle a aussi du rouge sur la tête, au sommet du cou et sur les joues. La tête de la femelle est grise avec le cou et les joues d’un blanc pur

 

 

 

 

Microcebus

 

Microcebus rufus est légèrement plus petit et plus mince que Microcebus minirus et sa couleur est plus sombre.

Microcebus rufus est légèrement plus petit et plus mince que Microcebus minirus et sa couleur est plus sombre.

Microcebus minirus et microcebus rufus, que l’on peut aussi considérer comme des sous-espèces géographiques, se ressemble beaucoup.Ce sont les plus petits lémuriens connus.

Ces animaux sont strictement nocturnes et passent la plus grande partie du jour dans des creux d’arbres ou des nids. Dès que la nuit tombe, ils courent et sautent de branche à branche et de manière très agile à la recherche de nourriture (surtout des insectes, des petits vertébrés et des fruits). Leurs cris sont très variés et sont généralement stridents

 

 

 

Propithèque – Sifaka

Le Prophithèque de Coquerel vit dans les forêts sèches caducifoliées (à feuilles non persistantes) de la partie Nord Ouest de Madagascar.

Le Prophithèque de Coquerel vit dans les forêts sèches caducifoliées (à feuilles non persistantes) de la partie Nord Ouest de Madagascar.

 

Les Propithèques, «  Sifaka  » en langue malgache, font partie des lémuriens les plus évolués. Leur museau est plus court que celui des autres lémuriens. Ce sont des animaux de grande taille, qui pèsent près de quatre kilos. Leur déplacement est radicalement différent de celui des autres espèces : ils se déplacent à la verticale par petits sauts, les bras écartés pour assurer leur équilibre. Les Sifakas ont la particularité de se mouvoir dans les arbres épineux de la forêt sèche. Ils peuvent faire des sauts de 6 mètres au travers des arbres pieuvres du Sud de Madagascar

 

 

Propithèque couronné

Comme tous les autres propithèques les couronnés ne boivent pas d’eau. Ils s’abreuvent uniquement de la sève des feuilles et du jus des fruits qu’ils consomment.

Comme tous les autres propithèques les couronnés ne boivent pas d’eau. Ils s’abreuvent uniquement de la sève des feuilles et du jus des fruits qu’ils consomment.

Les propithèques couronnés se déplacent au sol sur deux pattes par petits sauts les bras écartés pour assurer leur équilibre. Dans les arbres ils peuvent faire des sauts de plus de six mètres. Leur poids se situe entre 3,4 et 4,3 kg.

On les trouve dans les forêts sèches de la région Ouest et Centre-Ouest de Madagascar.

Ils sont diurnes et se nourrissent essentiellement de bourgeons, de feuilles, de fruits et de fleurs.

 

 

 

A suivre : Cinquième partie : Hapalemur Griseus griseus.

 

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Histoire de Madagascar – Royaumes malgaches.

Deuxième partie : Les Royaumes malgaches.

2. Les royaumes malgaches

du XVe au XVIIe siècle: de multiples royaumes.

Fillette de l'ethnie Antemoro.

Fillette de l’ethnie Antemoro.

 

 

Une période marquée par l’émergence de petits royaumes, pour le contrôle des terres fertiles, des cours d’eau et des voies de communications de royaumes. Continuer la lecture »

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Histoire de Madagascar – Colonisation française.

Troisième partie : La colonisation et l’indépendance.

4. La colonisation française

L’impulsion par le Général Galliéni (1896 – 1905)

Doté des pleins pouvoirs, le général Gallieni, gouverneur de 1896 à 1905, ‘’pacifie’’ d’abord l’Ile avec brutalité (près de 100 000 morts sur une population totale de 2,5 millions d’habitants) et met en place une politique de colonisation dans tous les domaines : Continuer la lecture »

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Histoire de Madagascar – Républiques malgaches.

Quatrième partie : Les Républiques malgaches.

6. La République malgache (1960…)

 

La 1ère République malgache (1960-1972)

Philibert Tsiranana

Philibert Tsiranana

Animée par Tsiranana (réélu en 1965 et en 1972 à une écrasante majorité), la 1ère République instaure un régime présidentiel modéré. Sa politique économique néo-libérale, associant initiative privée, nationale et étrangère, développement coopératif et intervention de l’Etat (sociétés d’économie mixte et d’aménagement du territoire…), permet un essor économique modéré, mais général. La politique étrangère privilégie les rapports diplomatiques et commerciaux avec l’Occident, surtout avec la France omni-présente.

A partir de 1967, l’opposition critique les avantages accordés aux côtiers au détriment des Merina et les accords de coopération de 1960 avec la France. Après la répression en avril 1971 d’une ‘’jacquerie’’ paysanne dans le sud et les grèves estudiantines et ouvrières de 1972, Tsiranana, malade, se retire et laisse le pouvoir au général Ramanantsoa.

 

La 2ème République « démocratique» (1975-1993)

Didier Ratsiraka.

Didier Ratsiraka.

La nouvelle république opte pour le socialisme, l’instauration d’un pouvoir populaire à tous les niveaux, la lutte contre l’impérialisme, la priorité aux relations avec les pays de l’Est. Mais, l’incapacité du pouvoir à mobiliser la population, la personnalisation du pouvoir, la dégradation de l’économie (revenu par habitant diminué de 25 % entre 1980 et 1987,

graves pénuries alimentaires…), la corruption et de l’insécurité suscitent en 1982 un soulèvement populaire dans tout le pays. Ensuite, une certaine libéralisation de l’économie et l’amélioration des relations avec la France ne permettent pas à Ratsiraka de redresser la situation. La montée de l’opposition et la répression (notamment le massacre d’opposants le 10 août 1991) achèvent de ternir l’image de Ratsiraka.

Les élections présidentielles de février-mars 1993 donnent une très large victoire au candidat des Forces vives Rasalama, le médecin Albert Zafy.

La 3ème République

Albert Zafy.

Albert Zafy.

La 3ème République vient avec l’élection de Zafy et l’approbation d’une nouvelle constitution.

La mise en oeuvre de la ‘’thérapie de choc’’ prônée par le F.M.I. et la Banque mondiale (désengagement de l’Etat, rigueur

budgétaire…) suscite de nouveaux mécontentements. Dépassé par ses nouvelles fonctions (6 gouvernements et 3 premiers ministres en 4ans !), Zafy est destitué en septembre 1996. En novembre 96, Ratsiraka est réélu président de la République. Son nouveau mandat est marqué par un rapprochement avec la France, la privatisation de nombreux secteurs économiques (télécommunications, banques, pétrole…), le développement de zones franches industrielles, notamment dans le textile. Les élections présidentielles de décembre 2001 sont marquées par une grave crise politique sur fond de contestation de résultats électoraux.

Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana

 

 

 

 

Marc Ravalomanana, arrivé en tête au 1er tour (46 % des voies contre 40 % à Ratsiraka), s’autoproclame président et est reconnu officiellement le 26 juin 2002. Il prône la lutte contre la corruption et le développement rapide et durable, avec – jusqu’à présent, des résultats très mitigés…

Il est réélu en 2006.

 
 
 
 

Depuis, il y a eu les évènements tragiques de 2009.

 

Andry Rajoelina

Andry Rajoelina

Actuellement, le pays est gouverné par la Haute Autorité de Transition dont le président est Andry Rajoelina.

Des élections sont prévues (en principe) pour le mois de mai 2013.

Aussi bien l’ancien président de la république malgache Marc Ravalomanana, actuellement en exil, que l’actuel président de la HAT Andry Rajoelina ont déclarés ne pas se présenter à ces élections.

Nous venons d’apprendre que les élections prévues au mois de mai, sont reportées au mois de juillet 2013… voir plus tard.

 

 

Le premier tour des élections a enfin eu lieu le 25 octobre 2013 et a vu sortir Héry Rajaonarimampianina, soutenu par le camp de l’actuel président de la Transition, Andry Rajoelina, et Robinson Jean-Louis, soutenu par Marc Ravalomanana, le président renversé par le coup d’Etat de 2009.

Ce sont donc eux qui s’affronteront lors du second tour qui est prévu le 20 décembre 2013. Mais, compte tenu de l’hostilité qui oppose les deux camps, on est en droit de se demander si le processus électoral ira à son terme. L’élection, si elle a finalement lieu, permettra-t-elle de renouer avec l’Etat de droit à Madagascar ? Quel sera le rôle de l’armée pendant la campagne ?

Un point au 14 janvier 2014 :

La CES proclamera officiellement les résultats définitifs du second tour de la présidentielle ce vendredi 17 janvier 2014.

François Rakotozafy précise que 50 requêtes pour irrégularités lui sont parvenues, six (6) requêtes pour disqualification, 27 requêtes pour annulation de voix, onze (11) requêtes pour annulation des résultats, cinq (5) requêtes pour contrôle ou comptage des voix, une requête pour suspension (fampiantonana) et trois (3) requêtes pour confrontation des résultats. Et si on a bien compris les explications, chaque juge de la CES est en charge d’un dossier.

Le Syndicat des enseignants chercheurs (Seces) a réitéré la nécessité d’une confrontation des résultats par bureau de vote pour donner du crédit aux résultats qui seront proclamés par la Cour électorale spéciale (CES). En effet, du côté de chez Magro, on multiplie les appels à ces confrontations et ils font peser des menaces croissantes sur la période d’après proclamation des résultats. Les partisans du candidat Jean Louis Robinson, tout en se défendant d’appeler à des manifestations dans la rue, refusent de reconnaître les résultats officiels qui seront publiés sans ce préalable. Elysé Razaka a revendiqué la recompte des voix des deux candidats et la confrontation des procès-verbaux car les leurs feraient état de plus de 500 000 voix de plus que ceux du candidat Hery Rajaonarimampianina.

Devant une telle situation, le Seces, dans le sillage du Pr Raymond Ranjeva, s’inquiète lui aussi et suggère sinon recommande à la CES la plus grande transparence et de la méthode afin de persuader les parties en présence et l’opinion sur la neutralité de la Cour et la crédibilité des résultats. …..

03 Janvier 2014

Hery Rajaonarimampianina a remporté l’élection présidentielle malgache selon le décompte définitif rendu public ce vendredi 3 janvier. L’ancien ministre des Finances a gagné 53,50% des voix contre 46,50% pour son adversaire Robinson Jean Louis.

 

Hery-Rajaonarimampianina

Hery-Rajaonarimampianina

Le 17 février 2014.

Les résultats définitifs des élections législatives ont donc été annoncés, le jeudi 6 février 2014 par la Cour électorale spéciale (CES). Sans surprise, ils suivent les résultats provisoires déjà établis par la Commission électorale malgache (Cenit). C’est le parti de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, le Mapar qui est en tête du nombre de députés élus, suivi par la mouvance de l’ancien président Marc Ravalomanana. Dans cette nouvelle Assemblée, ce sont les indépendants qui font leur entrée en force dans le paysage politique et la bataille des deux grandes formations pour les inclure risque d’être âpre, d’autant que c’est cette nouvelle Assemblée, via « un groupe majoritaire » aux contours flous dans les textes, qui va désigner le Premier ministre.

 

 

Source : http://www.couleursdumonde.org/
Télécharger la plaquette  PDF de Couleurs du Monde :  200906Presentation 
Source : http://www.couleursdumonde.org/ 
(Avec l'aimable autorisation de Mr Michel Arbona)

La bande horizontale rouge représente les Mérinas, l'ethnie

Le drapeau malgache

 

Tanindrazana, Fahafahana, Fahamarinana :

Armoirie et devise nationale

 

 

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